24 janvier 2008
Week-end chargé !
En route vers notre petit paradis. C'est un corridor végétal qui nous mène hors du temps.
Vie au carbet comme à son habitude. On fait sécher la viande. On fait fumer le poisson. On sieste en hamacs. On mange assis en tailleur sur une natte. Meva se douche à l'arrosoir. Une cuvette lui sert de baignoire. Et on a évidemment droit à la visite traditionnelle de nos amis caméléons.
La grosse chaleur de la saison fait souffrir les plantes... Il a fallu inventer de quoi leur faire un peu d'ombrage, avec ce qu'il y a sur place : des piquets de batons avec par dessus des tenina (hautes herbes envahissantes) ! Sur le sol, autour des plantes, des feuilles de fougères ont été entreposées, pour protéger un minimum les racines de brûlures éventuelles du soleil (on n'a pas encore trouvé de crème protectrice pour racines et plantes)... On arrose évidemment uniquement très tôt le matin et le soir, mais l'eau s'évapore à une vitesse inimaginabe ! Dur dur dur !
Nous continuons à sillonner nos hectares, dix mille projets en tête.
Ce week-end, nous avons essayé de finaliser l'ébauche du futur chemin qui traverserait le domaine jusqu'au futur palais spatial. Nous nous étions arrêtés sur le sentier des plantations (encore imaginaires pour le moment). Repérage, puis coupe coupe au boulot ! Toujours avec de sympathiques rencontres....
Autre labeur de ce week-end, la résolution du problème des souches... Pour le défrichage, nous avons fait le choix de ne pas utiliser la technique du doro-tanety (où l'on brûle tout), mais de couper et déraciner les arbres de l'espace à défricher. Si les feuilles sont facile à brûler, et les troncs et branches peuvent servir de kitay (de quoi cuisiner au feu de bois, sans charbon ni gazinière), les racines posent problèmes (puisqu'évidemment, il faut déraciner pour éviter les repousses) : qu'en faire et comment s'en débarasser ? On a essayé de faire un énorme trou, mais il y a tellement de racines que c'était un peu vain... on a essayé de les brûler, mais elles ne peuvent se consumer entièrement... Finalement, on a eu l'idée de déplacer nos montagnes de racines en les entreposant de manière à ajuster les dénivelés d'un chemin sur le domaine qui mène à la rivière. Pour des souches qui peuvent peser trente kilos voire plus, et des centaines de mètres carrés « défrichés », même avec l'aide d'une 504 bachée, ça n'était pas une masse affaire ! Fatigues et courbatures garantis (y compris pour la voiture qui a peiné grave) !
Les choses avancent très lentement, mais le pire, c'est le fait d'avoir parfois l'impression qu'on travaille pour rien, ou presque : une fois qu'on y voit plus clair à certains endroits défrichés du domaine, une fois que les troncs branches feuilles coupés ont disparu, ... viennent apparaître en masses impressionnantes et en quelques jours à peine, des fougères géantes et de hautes herbes folles coupantes (les fameux tenina). Il faut là encore trouver une solution miracle pour s'en débarrasser définitivement... Débats en cours ! A suivre pour ceux qui nous demandent régulièrement des news du domaine du tanalaha !
Pour finir, quelques clichés de bonheur dans nos fouillis de réflexions pour parfaire notre petit paradis !
Et en avant première notre princesse de l'Amazonie doublement titrée princesse de l'océan indien !
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