A la pointe de la presqu'île de Mandji, à une vingtaine de kilomètres au Nord de Port Gentil, trône un vieux phare, complètement corrodé, et qui menace d'ailleurs de s'effondrer, à cause de l'érosion côtière !

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C'est le fameux phare du Cap Lopez. 

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On adore se promener dans le coin... 

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L'escalader... Tourner autour... Rentrer dedans... Le regarder en contre plongée, et surfer sur les nuages qui se promènent en arrière plan, en ayant cette vetigineuse impression qu'il va nous tomber dessus... puis raconter encore et encore la magie du Géni du Phare qui fait que sa forteresse tient encore debout... (ne cherchez pas de légende particulière, lol, ce sont de pures inventions pour notre Baby Boy avides de rêve et de poésie !) 

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Construit en 1911 pour remplacer un premier phare construit en 1897, le phare du Cap Lopez sort des ateliers de Gustave Eiffel ! C'est vraiment dommage qu'il soit laissé à l'abandon, parceque ça doit être le plus vieux "monument historique" de Port Gentil ! Sans parler du fait que sa construction métallique semblerait rare dans le monde des phares en général !  

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Pour mémo, sur les photos, Meva avait 6 ans et demi, et Mirana 4 ans.

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Pour la minute historique du coin :

Comme je l'avais évoqué dans un autre post, le Cap Lopez a été un lieu de la traite négrière au 18 et 19ème siècle. Il y avait là, un grand lieu de marché d'esclaves acheminés depuis l'intérieur du pays... Le Cap Lopez connut son apogée dans les années 1780. 

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En 1863, Paul Du Chaillu raconte dans son "Voyage dans l'Afrique équatoriale" : " … je sentis quelque chose craquer sous mes pas, et, regardant à terre, je vis que j’étais au milieu d’un champ de crânes… Un millier de squelettes pareils, ou de débris de squelettes, gisaient là sous mes yeux. ..... L'herbe venait d'être brûlée, et les ossements blancs, épars de tous côtés, donnaient au sol une apparence étrange d’abord, puis effrayante quand on en avait reconnu la cause. En pénétrant plus loin dans les broussailles, je vis plusieurs piles d'ossements. C'était la place où autrefois, quand le cap Lopez était un des grands marchés d'esclaves de la côte occidentale, et que les barracons étaient plus nombreux qu'aujourd'hui, on jetait ces misérables corps morts les uns sur les autres jusqu'à ce que les os, en se détachant, restassent amoncelés en hautes piles, comme des monuments d'un trafic détestable. "

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