21 février 2008

Chez nous, après le cyclone...

Tout va bien pour nous, comme vous pouvez le remarquer....

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Le cyclone est déjà presque oublié. L'eau et l'électricité sont revenus après 5 jours, c'est à dire depuis hier... la ville n'est plus coupée du monde car la route tana tamatave est de nouveau praticable. Nous mangeons du pain pas trop rassis avec même du beurre pas trop mou dessus ! A la maison, quelqu'un est venu mettre un peu de goudron sur le toit, mais ça fuit toujours un peu, bien qu'il ne pleuve plus... Bref, tout va bien !

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Et pour vous rassurez, chers amis, on ne pense déjà plus qu'à une chose, c'est de partir à l'aventure quelque part...

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17 janvier 2008

Fenêtres ouvertes.

Jour gris aujourd'hui. Je pensais à Kourou, la saison des pluies qui est probablement déjà un peu là-bas... En regardant dehors, je me souvenais d'une note que je voulus écrire au sujet des fenêtres kourouciennes justement... pas le temps, pas l'occasion de faire quelques photos, mais ça peut se résumer très brièvement : quand on se promène dans la ville spatiale et qu'on jette un coup d'oeil sur les fenêtres (attention à celui qui ose dire que je suis mateuse de chez les gens !), on ne sait plus si c'est nous qui sommes prisonniers de l'extérieur ou si ce sont les gens qui semblent vivre chez eux comme dans une prison ! Toutes les fenêtres s'y résument pour la plupart à de tristes barreaux horizontaux, voire verticaux... Pas gai du tout, mais on s'y était habitué ! Heureusement que le ciel y est souvent bleu, les jardins parfois coquets, et les rues animées (enfin, dans certains quartiers...) !

Dans notre nouveau chez nous à Tamatave, les grilles ne nous ont toujours malheureusement pas abandonnés : la question de sécurité est apparemment une préoccupation universelle ! Mais au moins, ici, nos fenêtres sont plus esthétiques ! On peut quitter la maison en ne fermant que les portes, l'air peut circuler 24h/24, et regarder à l'extérieur est agréable évasion depuis la jolie prison !

En gros, ça donne ça :

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Et je me demandais au passage, ce que vous là-bas, de Nouvelle Calédonie, de Suisse, de France, du Mali, des Usa, du Canada, d'Inde, de Mada et d'un peu partout dans le monde, vous qui nous lisez, ce que vous voyez de vos fenêtres...

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09 décembre 2007

Jardin tropical

En ce moment, il fait super beau, le ciel est super bleu, et le jardin super coloré ! Ca ne peut qu'égayer nos vies ! Quelques clichés pour vous donner une facette de notre jardin sous les tropiques malgaches : pas la peine de vous dire qu'on y passe énormément de temps !!!

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Et pour finir en bouquet, quelques clichés du plus bel arbre du quartier (et dont on est vraiment super fier !) ! Il est tellement beau qu'on n'a pu s'empêcher de le mitrailler... Pour votre culture botanique : c'est un cytise, et à Mada, il ne fleurit (malheureusement) qu'en décembre....

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Ambiance dans notre rue....

Notre rue n'a pas de nom. C'est un chemin de terre sablonneux sans issue, une large allée végétale colorée. Quand la pluie n'a pas tout innondé, les ombres et le soleil y jouent à longueur de journée. Des plantes exubérantes débordent des villas, offrant une belle palette tropicale parfumée. Pas de cris d'enfants. Pas de jeu de ballon. Pas de notes de guitarre. Ni de radio à fond. Fini les scooters pétaradant. Et les baffles vibrant. Nous sommes bien loin ici de l'ambiance de la rue Dali à Kourou. Nous sommes bien loin ici de l'ambiance des quartiers populaires de Tamatave. Avec plus d'avantages que d'inconvénients...

Dans cette rue sans nom, ce sont les oiseaux qui piaillent, la chaleur qui impose son silence, les averses de pluie leur mélodie. Et de temps en temps, quelques scènes de vivant dans ce calme permanent.

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(L'arbre aux fleurs jaunes, c'est chez nous !)

Très tôt les matins, deux femmes, bébé ballotant au dos, proposent de portail en portail, paniers de poissons ou de macarons. A l'heure du boulot, les 4x4 du quartier sortent pour disparaître aussitôt à l'angle de la rue. Plus tard vers midi, chemise en foulard sur la tête, torse nu dégoulinant, on crie « 'bô ! 'bô ! » : c'est l'heure du vendeur de charbon. A l'heure des repas, les gardiens courent pour ouvrir et refermer l'entrée des villas : c'est le retour du boulot. Moins régulier, tintement de verres, rythmé par des appels étrangement chantant « 'avangué ! 'avang'vanguééé ! », c'est un jeune homme qui veut récupérer des bouteilles. En toute fin d'après midi, notre rue tousse de fumerolles de déchets organiques brûlés : les jardiniers s'activent car il fait moins chaud. Et de temps à autres, petite scène insolite comme celle-ci ! 

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01 octobre 2007

Nouveau décor pour une nouvelle vie...

Après deux mois de vadrouilles, sans domicile fixe, d'un continent à l'autre, d'hotels en hotels, de famille en famille, nous avons posé définitivement nos bagages dans notre nouveau chez nous. D'abord sans y habiter. Camping dans la paillote du joli petit jardin. On cuisine à ciel ouvert et on déjeune assis en tailleur à même le plancher. Meva court, pieds nus, dans l'herbe humide. Elle s'arrête devant les fleurs vivement colorées, qui la passionnent toujours autant. Averse de pluie fraîche. C'est l'heure de la sieste. Sa mamabé veille sur elle. Sommeil paisible sur une natte. Pendant ce temps, nous autres nous activons dans la vieille maison coloniale toute défraîchie. Il faut redonner âme et vie au lieu. Choisir les couleurs. Peindre. Personnaliser. Nettoyer. Puis aménager peu à peu, avec les moyens des valises et de ce qu'il y a sur place, en attendant l'arrivée des cartons. Au bout d'une dizaine de jours de travaux intenses, nous passons notre première nuit dans notre nouvelle maison.

Actuellement, tout fait encore vide. Mais notre chez nous commence tout doucement à nous ressembler. Ambiance minimaliste et chaleureuse. Deux morceaux de tissus décorent provisoirement les grands murs nus. Des nattes tressées tapissent un bout du salon. Couleurs fantaisistes des volets. Pas encore vraiment de meubles. Avec les hauts plafonds, nos voix résonnent. Echos du son le plus infime. Ronron du frigidaire. Roulement des touches de l'ordi. Frémissement du diffuseur à huile essentiel. Tic tac d'un petit réveil. L'air chuchote d'une fenêtre à l'autre.Vue sur une luxuriante végétation. Fouilli de verdure. Depuis le bureau, balai conceptuel des feuilles de bananiers, manguiers, papayers et cocotiers. Depuis le salon, couleurs chatoyantes des fleurs et plantes du jardin. Les oiseaux chantent à longueur de journée. Les pièces sont lumineuses. Les après-midis, le soleil baigne de ses rayons chauds la cuisine. Ambiance tropicale jusqu'au bout des détails. Les plafonds gondolent d'humidité. Lors des grosses averses, quelques flaques ruissellent dans le salon. Un robinet ferme une fois sur deux. Les toilettes fuient. Des trous rongent les bois des portes et fenêtres.

Rien à dire, le décor de notre nouvelle vie nous plait ...

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11 juillet 2007

Adieu... rue Dali !

Nous bouclons les dernières cantines. Nous en avons déjà livré une bonne partie. L'ordi partira bientôt lui aussi. Plus de notes donc avant longtemps... sous d'autres cieux ! Pendant environ deux mois, nous serons en vadrouille. Plus de maison, plus d'attache, plus rien. Rien que nos sacs. Nomades.

La semaine prochaine, on naviguera sur le grandiose Amazone, vers de nouvelles aventures au Brésil, histoire de profiter du continent une dernière fois. A un an, Meva, notre petite princesse d'Amazonie, partira en véritable baroudeuse à la découverte du poumon de la terre, l'une des plus grandes jungles du monde, l'une des plus menacées aussi. On a prévu lîle de Marajo et les alentours... mais on verra au feeling ! Ce qui est sûr c'est qu'on en a pour trois semaines environ. Puis nous nous envolerons pour l'europe d'où l'on sillonnera un bout de Londres, un bout de la Serbie et un bout de la France. Là encore pour trois semaines environ. Destination finale, l'autre bout du monde, une nouvelle terre d'accueil, notre nouveau chez nous... là-bas, une maison et un bout de jardin nous attend déjà ! On y déposera nos baggages pour une nouvelle vie ! Aménagement, installation, adaptation... Un nouveau grand chapitre pour le blog !

Excitations de l'inconnu. Hate du départ. Sentiments mêlés avec un petit goût amer nostalgique de laisser tout ça. Les portes personnalisées à la Picasso resteront dans la maison, les plantes qu'on a fait naître ont leur racine ici, le placenta de Meva continuera de nourir le bananier.

Pas encore partis, les souvenirs nous poursuivent.

On n'oubliera jamais les ébats des kikiwis dans nos arbres. Les chants perçants des perruches dans le ciel bleu. Les colibris qui bisoutent nos plantes. Et ces croassements par milliers dans notre piscine... Le bruit assourdissant des grillons à la nuit tombante. Les chats sauvages sous les fougères géantes. Souris piégées. Les petits lézards qui attendent les restes de riz cuit sur le plan de travail de la cuisine. Les gentilles petites araignées qui nous tuent des moustiques. Les gros cafards volants que Titine déteste tant. Et ce monstre qui nous a hanté des nuits durant ! Il errait bruyamment dans la buanderie et profitait de la moindre occasion pour se servir dans la cuisine. On en était à tel point qu'on n'osait plus trop aller mettre la lessive en route la nuit tellement il était impressionnant ! La chose ressemblait à un rat, avec de longs poils hérissés, mais surtout, il était aussi gros que notre chat et était d'une arrogance... Nous garderons longtemps en mémoire cette fois où il était venu se servir dans la gamelle d'Uyuni, et le chat qui le regardait, effrayé (on n'en croyait pas nos yeux...)! Xav a pris le balai. Le monstre s'est mis à grogner et cracher se protégeant des coups, derrière le frigidaire !!! On n'a rien pu faire d'autres que d'attendre qu'il parte de lui même ! Il hantait le quartier apparemment ! Les voisins nous avaient dit que c'était un pian. Un soir de pleine lune, tout le monde s'est rassemblé pour partir à sa chasse ! Depuis, les nuits sont assez silencieuses dans la maison... Comme autre souvenir marquant, il y avait cette fois où on avait retrouvé une tortue sous notre lit ! Assez délirant sachant qu'on est en ville, dans la ville spatiale ! C'est bien que la forêt n'est pas loin !! La dernière en date, c'était hier soir : une chauve souris nous a rendu visite dans le salon, vide. Elle s'est emballée dans une danse folle avec le chat : elle tournoyait au plafond, lui faisait des bonds de deux mètres pour l'attrapper... Dix minutes. Jusqu'à ce qu'elle s'échappe par la porte et disparaisse dans le noir de la nuit à peine étoilée.

Des souvenirs par milliers, petites choses banales, petites choses originales... on espère ne jamais oublier !

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05 juillet 2007

Déménagement.

L'âme de la maison peu à peu s'éteind. L'odeur de l'encens s'est évaporée dans les cartons. Nos voix rebondissent d'un mur à l'autre de toutes les pièces, nues. Echos de souvenirs évoqués. On parle déjà beaucoup au passé. Le chariot en bois poussé par les premiers pas de Meva se fraye difficilement un chemin dans des amas d'objets éparpillés sur le carrelage. Six ans d'accumulations insignifiantes. Souvenirs vagues d'une liane sèche ramassée dans la forêt. Des tissus venant des quatre coins du globe sont soigneusement pliés dans une boîte. Dos courbés, on pousse, on tire, on range, on trie. On jette, on donne, on vend. On a évoqué l'idée de partir pour toujours, n'ayant comme baggages que nos sacs à dos... recommencer tout à zéro ! Comment se débarasser de quatre mètre cubes de bouquins héritage familiale et collection de toute une vie ? Un gros débat sur le matérialisme résonne en canon avec le gros scotch qui boucle les cartons d'objets à valeurs sentimentales.

Plus rien ne nous appartient dans notre chez nous. Défilés de haïtiennes qui se disputent jusqu'à nos vieux draps ! Marchandages et concertations en créole. Xavier y perd son latin ! Deux mamas se battent pour avoir la gazinière et nos lits. En trois jours, l'essentiel est réservé ! Clichés quelque peu similaires pour la vente de la maison. Cette fois, ce sont des ptits blancs fonctionnaires csg qui défilent. Sept intéressés en deux jours. Il y en a qui sont allés jusqu'à proposer plus pour devenir futurs proprios ! Aujourd'hui, une jeune inconnue roule dans notre saxo... enfin, dans la sienne désormais ! Un petit couple d'amoureux a signé pour les dernières petites corbeilles à linge. Mais personne ne veut encore de la mob ?!!

Tout s'efface peu à peu, objet par objet, chambre par chambre. Un chapitre de nos vies s'achève. Une page est en train de se tourner. Restent nos coeurs, notre mémoire, ce site, ces photos, ces petites choses qui nous suivront là bas. De nouvelles aventures nous attendent... une nouvelle vie se prépare... de nouvelles rubriques pour vous chers lecteurs... à suivre d'ici quelques mois !

On déménage, on bouge, on quitte notre chère Guyane !

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24 septembre 2006

On change de grade

On nous l'avait dit maintes et maintes fois, depuis que Meva est née : nous avons augmenté de grade !! C'est vrai que les choses périmées disparaissent plus vite dans le frigo... C'est vrai qu'on a maintenant deux voitures, et que l'une d'entre elles peut ne pas encore être surnommée "poubelle ambulante"... Nous ne servons même plus nos amis dans des assiettes de camping... La liste est assez longue : ça change vraiment beaucoup de choses d'être parents !

Mais le top du top, ouvrez grands vos yeux, c'est ceci :

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Nous avons maintenant une piscine de 5m de diamètre à la maison !! Il y a de quoi s'éclater ! On a caché la partie visible du collège, pour pas que les élèves voient leur cher professeur passer toutes ses journées en maillot de bain... Un vrai bonheur ! Et la petite Meva dans tout ça se comporte comme un vrai petit poisson dans l'eau !

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11 septembre 2006

Rituels sous la pleine lune, rue Dali...

Voici notre frigidaire, vu de dehors et vu de dedans.

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Rien de plus banal dans les foyers occidentaux, et même un peu partout dans le monde... Sur la porte, on y a accroché des photos, des petits penses bêtes, des cartes postales, etc... Dedans, on y trouve des choses classiques... On vous imagine bien en train de détailler la photo !! Yaourts, pains, boîtes, casserole, fruits, légumes, etc...

Il y a pourtant, dans ce frigidaire, quelque chose qui sort vraiment de l'ordinaire... c'est ce qu'il y a dans le sac bleu ! Car vous n'avez pas rêvé, si vous avez été observateurs, il s'agit bien d'un sac poubelle. Ca fait trois jours qu'il est là, depuis la naissance de Meva. La "chose" attend la sortie de la maman et de bébé de l'hopital. D'ailleurs, la "chose" vient de l'hopital.

11 septembre 2006. La maman et son bébé sont bien rentrés à la maison. Avant que la "chose" ne pourrisse, il est temps de la sortir du frigo. Récit illustré de ce qu'on en a fait :

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Alors que le soleil enterre ses derniers rayons, la pleine lune se lève, éclairant de toute sa paleur la nuit tombante. C'est à ce moment d'aurevoir du jour qu'il se passe, rue Dali, un rituel d'après naissance à la malgache. Le papa creuse un énorme trou au pieds des bananiers du jardin, avec une bêche empruntée aux voisins. "Non, non, ce n'est pas pour enterrer vif notre chat !! (ni le bébé d'ailleurs, pour les mauvaises langues...) " Le papa dégouline de sueur... il ne craint rien, c'est juste qu'il fait chaud. Il agit avec détermination. Creuse. Creuse. Une fois le trou jugé assez profond, il perce le fameux sac poubelle sorti du frigidaire, avec un coupe coupe (prudence, ça risque d'éclabousser). Une odeur acide de sang s'en dégage. A partir de là, il n'a pas droit à l'erreur. Il faut agir sans dévier le regard durant toute l'opération (une des exigences du rituel). Le contenu du sac est balancé dans le trou. Par dessus la chair fraiche, un énorme caillou est posé, puis, commence l'enterrement, symbole de la fin d'une vie, et du début d'une autre vie.

Avez-vous une idée ?

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La chose enterrée n'est autre que le placenta. Le nombril coupé à l'hopital, est la première séparation physique entre le bébé et sa maman. L'enterrement du placenta par le père est l'adieu à la vie antérieure qui reliait la femme enceinte et le foeutus. D'autre part, le placenta enterré là, au pied des bananiers du jardin de notre maison rue Dali, est une signature, sous la terre kouroucienne, de la naissance de Meva ici.

Le même jour,  maman s'est fait, comme rituel de naissance (mais à la Guyanaise cette fois-ci), un lavement de plantes diverses. Ambiance en image :

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10 juillet 2006

La nouvelle chambre occupée

Et une nouvelle rubrique dans le blog : spécial Meva

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