Carnet de vadrouilleurs

Petites histoires, grands récits et photos de nos vies aux quatre coins du globe... Il y a elle, il y a lui, depuis peu il y a bébé, mais il y a surtout une passion commune pour la vie, l'ici et l'ailleurs, le plaisir d'écrire et de photographier.

08 avril 2008

Escalader le pic Bobi

Pourquoi ne pas passer une journée tranquille au campement comme les autres, avec tout ce qu'on a déjà pu vivre et voir depuis le départ ?!!

Bah non ! On est peut-être un peu fou sur les bords.... L'appel du défi a été plus fort ! Le pic Bobi, c'est tout de même le sommet le plus haut de mada accessible !!! On ne sera peut-être pas deux fois là, ça serait vraiment bête de rater ça ! On prend notre courage à deux mains (et deux pieds), et zouuu ! On décide de se lancer trois heures après l'horaire fixée par le guide (« départ à 5h si vous êtes décidés » nous dit-il la veille.... c'est que la veille, on hésitait encore beaucoup ! Et même au réveil à 6h, on hésitait encore beaucoup.... ce n'est que vers 9h que : « heuuu, c'est pas trop tard, on peut encore y aller ?? »...)

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Le rythme de départ est très soutenu. Nous sentons les 8h de marche de la veille dans nos jambes, mais nous sommes volontaires. Sans Meva dans le dos, c'est tout de même beaucoup plus cool pour titine ! Quand on pense que c'est la première fois qu'on la laisse toute une journée ! Le paysage est toujours aussi beau. C'est le far west. Le grand silence !

On traverse d'abord le plateau, la plaine, ses fleurs à perte de vue, et ses rivières aux chants éternels. Pas de pont, il faut passer à gué. Le courant et la fraîcheur de l'eau ravigore, il faut tout de même faire attention aux rochers glissant et aux trous qui s'y cachent ! Mais ce n'est que partie de plaisir ! Après viennent les choses sérieuses.

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Première étape difficile : « marcher, monter, grimper, escalader » pour se retrouver là haut, au dessus de l'énorme rocher à tâches orangées sur la photo en haut à droite ! Petit problème d'hypoglycémie pour xav qui peine grave ! Les pierres où mettre les pieds sont parfois énormes, à tel point qu'il faut se servir des mains... L'objectif semble loin, trop loin, ça fait très très haut, et il fait très très chaud ! On avance chacun à son rythme. Titine a de l'entrain, elle fonce car elle sait que pour elle, ça sera vers la fin que ça va être dur ! Xav doit s'arrêter très souvent. Dans ses moments de faiblesses, il s'était même demandé s'il n'allait pas finir par abandonner à un moment ou à un autre...

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Heureusement que c'est beau ! Nos efforts méritent au moins ça !

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Il faut le dire, ce n'est pas une simple promenade de dimanche ! C'est du sport ! Et on se l'est répété plusieurs fois au moment de l'ascension, il faut vouloir aussi souffrir un peu (voire beaucoup vu les 8 h de marche de la veille)... Heureusement que les grands parents ne sont pas venus ! Heureusement que Meva est restée là bas ! Il faut énormément d'endurance, un coeur en très bonne santé, des jambes et des genoux solides et habitués à ce type d'effort, et aimer les défis !

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Après deux heures de montée interminable, la première étape difficile est passée : on est bel et bien sur un niveau au dessus de l'énorme rocher à tâches orangées. Inimaginable quand on regarde la photo concernée, mais tout là haut, il y a un plateau gris de rocailles, vert d'étranges moumoutes et coloré de plantes endémiques de toutes sortes.... Le faux plat permet à nos pauvres coeurs et jambes et genoux et esprits de souffler un peu... puis brusquement, surgit la bête tant attendue ! Le pic Bobi ! Photo au dessus à droite.

La deuxième étape s'avère très très très difficile ! A nouveau, il faut "marcher, monter, grimper, mais surtout escalader". On a même dû ramper parfois, tellement c'était pentu raide mortel et tout ce que vous ne pouvez imaginer...

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Xav a repris des forces, de l'entrain. Il met les turbos dans ses jambes. Cette fois, c'est Titine qui peine grave. A la vue du pic, elle n'en croit pas ses yeux qu'il y a encore tout ça à faire, et plus elle avance, moins elle y croit ! Tous les efforts de la veille, les 11 kg de Meva sur son dos, les 8h de marche (en montée aussi ceci dit au passage), la première étape de l'ascension surmontée mais difficile, tous ces efforts résonnent dans ses jambes ses genoux son coeur à chaque inspiration à chaque expiration. elle parle même d'attendre les hommes au retour, et elle ne trouve plus rien d'autres que d'éclater de rire !

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Et pis finalement, on ne sait pas comment, on a atteind le bout ! Imarivolanitra, tout près du ciel ! Pas de pluie, beaucoup de nuages, mais un décor épousttoufflant et surtout un défi relevé ! On laisse bien évidemment notre trace dans le livre d'or métallique cadenassé. On déjeune notre sadine au pain rassis. Quelques clichés souvenirs. Et c'est parti pour la descente !

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Une descente en folie ! On est tellement fiers qu'on se met à courir sur les rochers où les vues sont quasimment à la verticale et plus que vertigineuses... On court, on court, on crie la liberté, la beauté des lieux... on ne ralentit qu'au niveau du plateau, complètement essoufflés. Il crachine. Ca fait du bien. Mais tous les maux nous montent au corps. Xav supporte. Titine a de plus en plus mal. Ses genoux rouillent, ralent, tremblotent un peu. Elle commence à boiter. Elle peine à avancer. Ce n'est pourtant qu'une descente. Mais ça paraissait encore plus long que la montée ! Interminable !   

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Arrivée au campement 6h environ après le départ ! Et n'imaginez pas... il n'a pas fallu porter Titine, qui a même eu encore des forces pour prendre dans ses bras sa tite coquinette pleine de vie qui lui a tant manquée !! 

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07 avril 2008

Le campement

Au coeur du massif, dans une magnifique vallée où la nature règne paisiblement, au bord d'une rivière qui change d'aspect au gré de l'humeur du ciel, sur un espace aménagé simplement, nous avons installé notre tente. L'endroit est tellement splendide que nous avons décidé de ne pas changer de campement la deuxième nuit, comme programmé au départ. Ca nous permettrait de nous poser un peu, surtout bébé et les grands parents un peu flagada de la rando de la veille. D'ailleurs, ils abandonnent l'ascension du pic bobi prévu le deuxième jour, pour une journée de farniente et de baignade. Xav et moi même hésitons beaucoup. Nos jambes étaient pas mal en compote et la tentation était si grande... pourquoi ne pas passer une journée tranquille au campement comme les autres, avec tout ce qu'on a déjà pu vivre et voir depuis le départ ?!!

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Il y a un coin toilette, légèrement à l'écart. Et une cuisine, toit de pailles, murs de pierres entassées dont la partie intérieure a été noircie par la fumée du kitay (feu de bois) constamment allumé le matin et le soir, pour réchauffer et pour cuire. Nous y avons passé énormément de temps, à discuter avec le guide, du mystique de ces lieux, de son histoire, de ses légendes, sur fond de chant des porteurs. Magique....

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06 avril 2008

8 heures de marche dans le massif de l'Andringitra

La nuit a été difficile, très froide et surtout très courte. On a mis énormément de temps à nous en sortir avec les affaires à prendre et à laisser, pour les trois jours de bivouac en pleine nature, avec l'habituelle politique de partir avec le moins de choses possible sans manquer de rien ! Un véritable casse tête surtout qu'on avait tous les repas à prévoir pour 5 adultes, le nécessaire pour bébé, de quoi prendre de l'énergie pour les randonneurs, et surtout de l'eau pour tout le séjour et pour tout le monde !! Il y avait aussi les tentes et tout le matos (sacs de couchage, mais aussi, casseroles assiettes et tout et tout), sans compter qu'il fait très froid la nuit et qu'il fallait donc prévoir couvertures et vêtements chauds !

z Photo 1 : tous les baggages réunis !

Le guide nous attendait à 7h, nous n'étions prêts que vers 8h30 – 9h (quel sérieux !!). Avec tout ce qu'on avait à prendre, il nous était difficile de refuser les services de porteurs. A avoir marché des jours et des jours en forêt amazonnienne les sacs blindés de réserves et de tout ce qu'il faut sur nos propres dos, c'est une sacré rando de luxe qu'on se fait ici... tout en donnant un peu de travail aux gens du coin ! Restera à porter pour xav le sac d'eau et de picnic de la journée, pour dadabé le sac de bib' et de change de bébé, et pour titine, le plus gros paquet, Meva et ses 11 kg de chair et d'os !! C'est que coquinette (qui a bien grandi et pris du poids depuis depuis – aïe, aïe, aïe le dos !!!) a toujours eu l'habitude de l'odeur, de la chaleur, du rythme du coeur de sa maman qui bat dans ses oreilles quand, ballotée au dos, ses parents l'emmènent loin loin loin voir du pays... Elle a refusé d'emblée de se faire porter par d'autres. Mais pour positiver, titine se dit qu'au moins, choupinette ne pose aucun problème à être portée durant de si longues heures de marche... La marche va être deux fois plus raide pour la maman heureusement sportive !

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Quand nous quittons le gîte, le soleil est déjà haut dans le ciel, endurcissant la lumière sur le massif et brûlant nos corps, en quelques minutes à peine dégoulinant de sueurs. Le sentier grimpera tout le temps, traversant au début quelques villages perdus au milieu de nulle part, où Meva, tranquillement suspendue dans le dos de sa maman, devenait très vite le centre de tous les étonnements... Par endroit, la montagne était nue et dévoilait une écorce noire et sèche d'où se dégageait une forte odeur de brûlée. Une poussière grise se soulèvait alors imperceptiblement au souffle du vent et dévallait la montagne jusqu'à mourir dans le vide, là bas où tout à l'air si beau vue d'en haut ! Nous croisons aussi quelques rares fois des gens de villages de l'autre côté du massif qui n'ont d'autres routes que ce sentier tant apprécié des touristes ! Les salutations, dans un malgache plus chantant que jamais, sont longues et chaleureuses.

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Nous avons marché loin, loin au coeur de l'Andringitra. Nous avons marché sur la terre rouge à tavers de hautes herbes sèches fouettant la peau de nos jambes, nos pas rythmés par nos souffles. Nous avons avancé sans bruit dans un paysage grandiose entre ciel et terre, un paysage de pierres et de fleurs, un paysage de broussailles et de granit, un paysage lunaire gris parsemé de couleurs parfumés d'orchidées de toute sorte. Nous avons escaladé d'énormes rochers usant nos genoux. Les battements de nos coeurs résonnaient dans nos têtes comme des roulements de tambours qui rompent le silence des montagnes sauvages. L'ivresse de la marche donnait l'impression de rêver. Tout était pourtant si vrai. L'air vivifiant de là haut. La gorge sèche. Le corps trempé de sueurs. Le soleil noircissant nos peaux. La lumière plissant nos yeux qui n'en finissent pourtant pas de s'époustouffler. Nous nous sommes arrêtés pour inspirer, nous imprégner. L'arrivée paraissait inaccessible, les efforts interminables, surpassant chaque seconde la limite de soi.

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Quand Titine voulait détendre un peu ses épaules et sa colonne vertébrale, Meva ne s'est pas faite prier pour marcher...Ca  donnait du coup l'impression à Titine d'avoir des ailes tant elle se sentait si légère ! Quand le rytme de tit coeur du haut de ses 20 mois ralentissait trop notre avancée, xav la portait, et plus rarement, dadabé ou même Philbert le guide, avec qui le courant est super bien passé. Mais ça ne durait pas longtemps car elle réclamait vite maman. Au bout de 6 heures de marches difficiles environ, les montées devenaient plus douces. On redescendait même parfois. Et c'était si bon, que nous avons couru dans les vagues ondulentes vertes et jaunes des hauts plateaux. Le chemin étroit sinuait à travers broussailles et étonnants arbustes à perte de vue. Le ciel est devenu gris, et les nuages menaçant. Mais le paysage toujours si beau, silencieux et désertique. Le vent désormais froid sifflait sur les parois des pierres géantes dont on s'éloignait au fur et à mesure. Meva s'endormait tranquillement dans les bras de sa maman, en kangourou, emmittoufflée de l'écharpe qui la soutenait. Les muscles des jambes de Titine tiraient limite le signal d'alarme d'une crampe. Le talon des chaussures de dadabé raclait des cloques rouges sangs. Mamabé n'en pouvait plus et devait s'arrêter dès que les pentes remontaient. il nous fallait encore traverser plusieurs rivières à gué. Mais nous n'étions plus loin du campement. Au bout de 8 heures de randonnées, nous nous posons enfin !

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01 avril 2008

Aventures sur les pistes du sud malgache

Nous longeons la majestueuse vallée d'Ambalavao sur une très belle route qui serpente le flanc des collines. Nous ne roulons pas vite, pour mieux admirer, mieux respirer, mieux nous imprégner. Plus nous nous enfonçons dans le sud, plus l'atmosphère s'attiédit. La paysage est magnifique. Impossible de résister à la tentation de nous arrêter pour les photos souvenirs...

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A Ambalavao, on apprend que la piste pour aller au camp Catta est pourrie de chez pourrie, depuis le passage du cyclone : même avec notre 4x4 ça passerait limite, avec l'express, c'est inimaginable ! Après mûres réflexions, nous changeons de plan et pénètrons le domaine du massif de l'Andringitra en direction du gîte de l'Angap : « c'est mieux que vers le camp catta, mais c'est quand même chaud ! » nous prévient-on !

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Tout s'en va derrière nous, le bitume, la petite ville, les voitures, ptits hotels ptis restaus, le marché, tout s'efface dans la fumée de l'échappement, dans la poussière rouge soulevée au passage de nos roues. On se dirige vers nulle part, sur les veines rouges de la terre, entre monts et vaux de plaines, de rizières, de broussailles, les courbes et les pics de l'impressionnant massif gris et luisant au soleil, et toujours ces jolis nuages sur fond bleu en arrière plan. On traverse quelques rares villages de brousse, à l'entrée desquels des enfants nous attendent pour les « Saaaliiiit vazahaaaa ! ». Des cochons couinent autour d'eux, des zébus ruminent dans les cours imaginaires. Tout est rougi par la terre, tout est brillant au soleil. Le temps semble s'être arrêté ici. Tout au long de la route, des gens apparaissent et disparaissent, bras levés, « salamééé ! » « ahoanééé ! » « tsarééé ! ». Les yeux sourient aux réponses de xav, s'étonnent au malgache de Titine, et s'écarquillent à la vue de Meva. La piste est très mauvaise, très caillouteuse par endroit, compacte de latérite par ailleurs, et des kilomètres de passages de boues épaisses, gluantes, glissantes avec de dangereux profonds sillons tracés par le passage des charettes ou d'autres voitures, ainsi que d'énormes trous très mal placés... nous devons enclencher la vitesse spéciale 4x4, et nous inquiétons sérieusement pour la petite Express. Terrano avance en éclaireur. Il prend de sacrés coups, mais ça passe sans trop trop de complications. Il faut nous arrêter très souvent, analyser l'état du terrain, faire des choix. L'Express peine, se fait emporter légèrement à gauche légèrement à droite, le moteur ronfle, les roues patinent par moment, le ventre prend des coups, encore plus forts que la terrano, ça « mikasoka » comme on dit ici, mais ça passe toujours ! Pause déjeuner face à un paysage grandiose pour reprendre nos esprits. Des collines peau poussière d'un rouge vif, velouté de broussailles vertes, parfois jaunies par le brulant soleil. Des étages de rizières qui grimpent jusque là où il n'y a plus que pierre, vatolampy, du granit d'où s'écoule vivement un filet d'eau qui semble venir tout droit du ciel profondément bleu.

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Nous mettons plus de trois heures pour arriver à une dizaine de kilomètres du bout du bout. Un musée s'est implanté là, un musée très bien fait sur la région, son peuple, sa culture, un musée qui nous a plus qu'étonné tant dans son implatation, au milieu de nulle part, que dans sa présentation et la richesse de son contenu ! Il y a même des « lunettes » d'observations, quelques brochures et toutes les infos qu'il est bon de savoir sur le coin (sentiers de rando, tarifs, conseils...) ! Vu les ouvertures culturelles à Mada, notamment concernant les musées, celui-ci mérite vraiment plus que des encouragements ! Si peu de gens s'arrêtent là, regrette la guide gardienne des lieux ! Elle nous informe avant de reprendre notre route que le dernier pont quelques kilomètres avant le gîte est sur le point de s'écrouler, et que le 4x4 de l'Angap a préféré rebrousser chemin la veille, et n'est donc pas arrivé au bout ! Sic !!!

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Arrivés au dit pont, tout le monde descend. Il est effectivement très mal en point. On analyse, marche, va, vient, saute, s'allonge, scrute, commente. Des gens surgissent des broussailles, de la piste rouge, nous observent, puis comme nous, marchent, vont, viennent, sautent, s'allongent, scrutent, commentent aussi ! Meva joue dans la poussière rouge avec de nouveaux petits copains. Titine discute avec des femmes sans âge, des mères de tout petits bouts suspendus à leur dos. Les hommes sortent des cordes pour renforcer le pont, et pour accrocher la première voiture. Cette fois, c'est l'express, plus légère, qui va en éclaireuse. On se met tous de l'autre côté, là où la terrano attend son tour, et on croise les doigts. Silence. Le vent souffle. Il fait chaud. Les gens murmurent. Quelqu'un nous rappelle encore que le 4x4 de l'angap a fait demi tour hier ! On hésite un peu. Moteur. Les roues glissent. Les planches claquent. Ca tangue un peu. Ca dure quelques minutes à peine, quelques secondes même peut-être. Et cris de guerre éclat de rire victoire ! C'est passééééé, yaouuuu !!!!!

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Ce n'est qu'en presque fin d'après midi que nous atteignons le gîte. Ca nous laisse tout juste le temps de mijoter notre trip avec un guide, pour commencer une nouvelle aventure dès le lendemain. On a du retard par rapport au programme prévu, et vue l'état de la piste, nous décidons d'annuler l'aller retour à Ambalavao pour le marché au zébu du mercredi ! Dommage, mais bon, c'est pour mieux profiter de l'Andringitra ! Au programme, randonnées avec trois quatre jours de bivouacs dans le parc !

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27 mars 2008

Magnifique région des betsileo.

La nationale 7 promène au coeur du pays Betsileo et déploye de très beaux paysages de rizières en terrasse, travaillées à la main, au zébu, et pieds nus, sur des collines qui gondolent à perte de vue, avec en arrière plan, de blancs nuages moutonneux gracieusement suspendus dans l'immense bleu du ciel. L'atmosphère est fraiche, mais il fait beau et ça sent bon les vacances ! Au milieu de nulle part, des petites mains d'enfants nous saluent. Ils sont assis cachés dans de hautes herbes. Et on ne voit que ces mains ! Ou debout en garde à vous, légèrement en hauteur, en prolongement de la terre rouge, la peau noire et craquelante, vêtements usés, chapeaux carrés, visages morveux, les bras raidement tendus, sourires généreux, les yeux pétillants espérant un retour même très brefs à leurs salutations. Un village n'est peut-être pas loin. Des étals colorés de fruits et légumes probablement aussi. A moins qu'ils aient couru longtemps, sur des petits sentiers à travers les plaines, les collines, les rizières, rien que pour guetter le passage de nos voitures, qui sont peut-être à leurs yeux de bien curieuses charettes métalliques qui roulent si vite sans aucun zébu !

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Au détour d'un virage, on a traversé un tout petit village étonnamment fourmillant de monde, au milieu de nulle part. Cette foule rencontrée en bordure de route nous a donné brusquement l'impression d'avoir changé de pays.Leur langue parait différente, c'est pourtant la même langue mais beaucoup plus chantante. Tous portent une couverture bariolée de couleur emmitoufflant le minimum, un inséparable chapeau sur la tête, et un baton à bout de bras. Pour tout un village, le choc visuel fait effet. Après des kilomètres et des kilomètres de paysage de brousses paumées et silencieux, c'est d'autant plus impressionnant. Ils sont debout, là, sans bouger, nous regardant passer, presque étonnés. De leur regard, comme au bout de nos lèvres, le temps du passage de la voiture, nous nous échangions la réciproque question « d'où ils sortent comme ça » !

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La route respire, elle vit, même quand tout parait silencieux. De temps à autre, on croise des charrues lentement tirées par des zébus. Des gens qui marchent deux trois soubiques sur la tête. Des pieds de bébés qui ballottent au rythme des pas des mamans sur le dos desquelles ils sont accrochés. Parfois, une rivière suit notre course. Pendant longtemps à droite. Sous un pont puis brusquement à gauche, sur des kilomètres. Lavant des linges. Abreuvant la riche terre en contre bas de hameaux couleur rouge brique. Disparaissant derrière des rochers. Quand la route se met à grimper et tournoyer, les vues sont époustouflantes. Les rizières se superposent ingénieusement comme d'énormes marches qui semblent mener au ciel. Il y a par endroit d'énormes plan d'eau, des lacs peut-être, immenses miroirs reflétant le ciel au milieu de plaines où toute une gamme de vert ondule en harmonie sous le souffle léger du vent. C'est vraiment beau !

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Après Fianarantsoa, la route nous paraît encore plus sauvage, plus beau. Nous dûmes couper le contact de la voiture au beau milieu de la nationale, quand la route fut envahie par tout un troupeau de zébus. Ils marchent, innombrables. Leurs cornes défilent, leurs bosses se bousculent, leurs pattes claquent sur le goudron, lentement, si près, si loin, si nombreux, comme un roulement de tambours chuchotant, silencieux et pourtant si fort. Ils marchent face à nous, à gauche, à droite, derrière, de toute part. Le rouge métallisé de la terrano est englouti au milieu de zébus, noirs, marrons, blancs, bouseux, poussiéreux. Le troupeau est compact sur des kilomètres et des kilomètres, à perte de vue. Toute une culture défile dans cet infini couloir bovin. Impressionnante sensation que d'être au coeur de tout ça.

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A suivre....

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26 mars 2008

Antsirabé - Fianarantsoa

Nous passons notre première nuit à l'hotel Hasina (un petit hotel choisi au hasard, plutôt bon marché et apparemment très prisé) où nous avons droit à la dernière chambre (ouf ! Ça aurait été la meilleure de devoir, après toute cette route, sillonner la ville à la recherche de lits !!). Le dodo sous les couvertures réchauffe (14° pour les tamataviens, c'est dur ! ) et ça fait plus que du bien de se reposer ! Tout aurait été parfait si... la pauvre titine ne s'était pas faite déchiqueter par des puces ! La chambre est pourtant hyper clean (et les toilettes communes aussi d'ailleurs), mais c'est toujours comme ça : une puce et vingt personnes quelque part, c'est titine la première victime ! Question de sang ? Passons...

Nous prenons le ptit déj « riz ravitoto hena kisoa achard » suivi de « ronono velona café chaussette et mofo gasy » chez Tonton (je traduis pour ceux qui ont l'impression que je leur parle chinois – et je précise au passage que c'est du malgache ! : « riz avec des feuilles de manioc pilées cuites avec de la viande de porc bien gluante de gras, le tout servi avec de l'achard chou carotte oignons bien vinaigré et légèrement pimenté » - oui, oui, au petit déjeuner ! En deuxième partie : « du lait de vache sorti tout droit des mamelles, du café préparé avec des chaussettes, accompagné de sorte de galette-gateau-beignet-pain sucré à base de riz » ) . Quel accueil ! Tantine a surveillé de près l'assiette de xav, qui n'a pas mis un seul bout de gras de côté et qui s'en est même re-servi de son propre chef (c'était trop bon !). Meva est toute contente de son petit déj (la sauvage a pris le plat d'achard à elle seule après que tout le monde s'est servi et elle a tout fini !). Ensuite elle a passé son début de matinée à courir après les chats qu'elle dû un peu traumatiser, et à jouer avec les enfants du quartier.

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Après une petite et fort sympathique balade à cheval au bord du lac d'Andraikiba (commentaires de Meva toute fière pour le restant de la journée : « waouu Tsara can'ssssa » « taing' soavaly meva » = « c'est super les vacances ! Meva a fait du cheval !! » - commentaires dont on aura droit pendant très longtemps...), nous nous perdîmes dans le labyrinthe des ruelles d'Antsirabé, agréable aux flaneries soit dit au passage (nous reviendrons profiter mieux d'Antsirabé et de ses alentours une autre fois, sûr, sûr !). Impossible de trouver la sortie de la ville, entre des étals de carottes à même le sol, et des tas de pousses pousses alignés debout assis roulant de toute part...

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Vers 10 – 11h on se trouve enfin sur la route du sud. On roule plus paisiblement que la veille, sans trop savoir à quel endroit nous nous arrêterions pour la nuit. On espère pousser jusqu'à Ambalavao, 400 kilomètres plus loin, mais ce n'est pas gagné (trop de pauses pipi-photos, un long arrêt déjeuner à Ambositra, et une certaine lassitude s'est un peu installée depuis les quelques 500 kilomètres effectués la veille) ! On verra bien au timing, notre objectif étant de nous poser au plus tard vers 19h pour la préparation de la nuit de Petit Coeur.

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Nous arrivons à Fianarantsoa vers 17 h, et nous prenons la sage décision de nous y arrêter pour la nuit. Nous avons du mal à nous repérer dans la ville toute allongée, toute agitée, toute collinée. Il nous a fallu tourner très longtemps (l'occasion de découvrir en même temps différents quartiers, dont le sympathique centre historique) avant de trouver un petit hotel à notre convenance : Arinofy Hotel. Très bon marché, très simple, propre (même avec les toilettes et douches – chaudes à l'étage - communes), pratique (pas loin de la nationale) (central) (fait restau) (chambres spatieuses), tout en étant dans un cadre tranquille (par contre on entend un peu les chambres voisines) (il n'y avait pas d'autres bébés mais des voisins qui s'entrainaient à en faire !!), perché sur une collinette avec un joli petit jardin et une terrasse en hauteur qui donne une vue sympa sur la ville...

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Encore une nuit bien froide pour nous ! Puces et moustiques ont été au rendez-vous ! Mais c'est surtout un gros rhume que nous sommes plus ou moins tous en train de couver !

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20 mars 2008

Trip Fianar'. Départ difficile !

Sans avion à prendre, sans taxi brousse à courser, le départ de la maison pour la grande aventure dans le pays betsileho était difficile : sacs à dos jamais prêts, organisation holé hola, coffre de la voiture trop blindé, on avait du mal...

Le départ la nuit du vendredi était évidemment tombé à l'eau, on n'a pu décoller que le samedi vers 9h. On est content de laisser Tamatave et l'ambiance d'après cyclone derrière nous, pour de nouvelles aventures.

Beaucoup de premières pour ce trip : premier long trajet avec notre terrano, premier très long trajet en voiture avec meva qui n'est plus bébé (et qui ne passe donc plus son temps à dormir... déjà que bébé elle ne dormait pas beaucoup !!), première fois seuls sur la route tana tamatave et au delà....

Les parents voyagent avec nous, mais avec l'Express. Ils sont déjà loin quand on quitte Tamatave. On s'est donné rendez vous le soir même à Antsirabé. Ca fait un peu plus de 500 kilomètres au total. Une trotte ! Xav met les turbos.

Au bout de quelques kilomètres à peine, le volant tremble de tout son corps. Ca ne rassure pas du tout et ça remet en question les révisions au garage. Il nous faut ralentir le rythme. Il fait chaud dehors. Très chaud. A l'avant de la voiture, malgré toutes les fenêtres ouvertes, on a l'impression de suffoquer. L'aération, pourtant réglée au froid, souffle chaud et est bloqué au maximum ! Le fourneau !!! Titine a vraiment du mal à supporter ! Mais impossible de faire quoi que ce soit. Elle s'installe derrière avec Meva, la tête en bouillon ! Mauvais souvenir de cette première étape du voyage.

Tout l'air qui pénètre le véhicule par les fenêtres s'engouffrent à l'arrière. Ca fait du bien. La route est bonne. Meva est contente. On se demande bien ce qui pourrait encore nous arriver après tout ça Xav doit supporter les vibrations et le chauffage pendant tout le voyage ! Le paysage défile. Du vert. De la forêt. Des collines. Ca grimpe. Ca tourne. Ca grimpe encore. Meva s'est endormie. Nous roulons vite. Les toits en falafa sont remplacés peu à peu avec des toits de paille. Et les murs à base végétal typiquement côtier disparaissent peu à peu au profit de murs de boue rouge durcie par l'air et le soleil. On pénètre ainsi peu à peu dans les hauts plateaux. La température baisse, et dégringole très rapidement en s'éloignant de Tana. On a l'impression de changer de pays. Le paysage. L'architecture. Les gens. La couleur des peaux. Les cheveux. Le vestimentaire. On a d'ailleurs dû sortir chaussettes, pantalons et pulls ! Arrivée à Antsirabé vers 19h. On a froid. On se perd un peu. On est crevé. Après Tana, Meva a un peu ralé. Chapeau tout de même : deux arrêts au total depuis le départ. Une bonne douche, un bib' de soupe au lait pour le diner de tit coeur et hop, au dodo ! Pour les parents vraiment trop fatigués pour sortir, ça sera baguette rassi au foie gras acheté en chemin + le reste des sandwich du voyage !!!

A suivre...

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Posté par herxav à 21:09 - Au bout de l'île - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 février 2008

Partira ou ne partira pas ?

Les routes Tamatave Tana et Tana Ambositra sont de nouveau praticables, après les dégats du cyclone Ivan (inondations, éboulements...) apprend-on aujourd'hui. On va donc normalement pouvoir partir au moins jusqu'à Ambositra. Ambositra-Fianarantsoa, aucune nouvelle. On croise les doigts pour que ça roule, sinon, on improvisera ! On commençait d'ailleurs à réfléchir à un plan B pour nos vacances qui nous gardent décidément des surprises jusqu'au bout (c'est vrai ça, on voulait aller à Morondava, c'était pasla bonne saison, pis on veut aller à Fianar', le cyclone Ivan nous est tombé dessus et nous laisse dans l'incertitude...) ! La seule chose un peu inquiétante, c'est qu'à Tamatave, après un jour gris sans goutte de pluie, on s'en est pris une bien bonne aujourd'hui encore... pourvu qu'il n'y ait pas un deuxième cyclone quelque part !

Notre projet s'est autrement un peu mieux dessiné, et donc si tout va bien :

  • départ samedi tamatave antsirabé

  • dimanche jusqu'au Vendredi d'après Andringitra (avec une pause mercredi à Ambalavao)

  • Samedi Fianarantsoa

  • Dimanche Soatanana et escapades alentoures

  • lundi : consacré au thé + escapades alentoures

  • mardi mercredi jeudi : ranomafana

  • vendredi direction route du retour vers tamatave

Demain la voiture ira en révision.

Reine de nos futures aventures...

Voici venir le temps de vous narguer notre carosse 6* rouge métallisée (ouais, ouais, on s'embourjouaaaze !). Elle était pafaite à l'achat (zéro défaut, non, vraiment... à tel point qu'on n'osait à peine rentrer dedans !), mais ça y est, on ne compte plus les rayures maintenant... heeeeem ! La plupart faites à l'entrée du garage... un peu étroit pour la carosse de luxe !!! (et pour les mauvaises langues, c'est xav qui en est la cause, Titine est bien trop prudente pour subir de tels dégâts ! Et toc !) (...sans compter toutes les rayures de branches qu'on ne peut faire autrement que de raffler en allant au domaine du Tanalaha : tout ça parcequ'on n'est pas assez courageux de passer à la cisaille les kilomètres de bordures de forêt qui dépassent sur la route...) (bah vouiii, c'est un 4x4 après tout, il faut le faire passer partout ! On a même déjà testé honteusement le sable... sans commentaires !) (depuis, on s'est améliore, on s'est un peu entrainé !)

Trêve de blabla, voici la belle bête :

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Posté par herxav à 20:44 - Au bout de l'île - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 février 2008

Projets à J-7

Morondava, pas conseillé en cette saison, paraît-il... comme on ne veut pas prendre de risque avec bébé, et comme on n'a pas encore l'expérience pro du 4x4, on se rabat finalement sur la région de Fianarantsoa.

Au programme en gros, tamatave antsirabé direct, samedi prochain. Petite pause peut-être à Ambositra et dans le pays zafimaniry (en cours de réflexion) (on hésite à ne se concentrer que sur fianar' et les alentours, et revenir une autre fois nous concentrer aux alentours d'antsirabé et ambositra !).

Après, on ne sait pas encore trop dans quel ordre de priorité...

Le massif d'Andringitra le clou de nos vacances : rando rando rando et peut-être escalade (on va essayer d'y rester le plus longtemps possible pour en profiter un max...) (faut voir aussi avec bébé ce qu'on pourra et ne pourra pas faire !). Ambalavao de préférence un mercredi (il y en a deux dans notre séjour, on adaptera) (c'est le jour du marché au zébu). Fianarantsoa et autour : promenade dans les hauteurs des collines de thé de sambavy (forcément, avec des amateurs comme nous !), un dimanche à Soatanana (si ça coïncide, car il n'y a qu'un seul dimanche de possible durant notre séjour), et autres escapades au gré du feeling (Fanjakana, Alakamisy-Ambohimaha...) !

On est aussi super tenté par Ranomafana, la forêt, les thermes, mais ça risque d'être limite point de vue temps (une fois de plus, on préfère éventuellement revenir une autre fois pour vivre à fond plutot que de faire juste une promenette et de se dire "ouais on l'a fait, mais ......" ).

On verra bien ! Il y a tellement à faire on dirait, que comme on n'a qu'une douzaine de jours sur place (départ de tamatave le 23 février, retour le 8 mars au plus tard) et qu'on vient en "territoire inconnu" (on n'a aucune idée des distances et de l'état des routes), on hésite pour pas mal de choses. La question est surtout de savoir ce qu'il "ne faut pas rater" pour déterminer nos choix...

Mille merci aux précieux conseils de Rotsaka que je transfère en commentaire dans ce post pour qui ça intéresserait éventuellement.

Posté par herxav à 14:19 - Au bout de l'île - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 janvier 2008

On compte déjà les jours... enfin, les semaines pour le moment !

On rêve déjà des prochaines vacances. 24 février au 10 mars : c'est encore long ! Quelle destination pour nos prochaines escapades au bout de l'île ? On s'imagine déjà sur les routes ! On étudie les cartes, projette le passage dans telle ville, déviation sur telle piste, halte dans tel village, randonnée à tel endroit, farniente sur telle plage... Nord ? Sud ? Est ? Ouest ?

On songe vaguement à sillonner les alentours de Morondava. Paraît que pendant la période cyclonique ce n'est pas conseillé... on se renseigne, on se renseigne... peut-être que quelqu'un aurait une expérience à partager... Bon, sinon, Mada est tellement grand... on n'a que l'embarras des choix... on verra bien !

Posté par herxav à 12:47 - Au bout de l'île - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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