02 juillet 2007

Awala-Yalimapo

Awala et yalimapo sont deux villages voisins situés à l'extrême nord ouest de la Guyane. C'est le bout du bout. Là où s'arrête la route. Là où a choisi de se coucher le soleil de Guyane. Là où les légendaires tortues luth ont décidé de sortir de l'antre de la mer, une fois l'an (une note incontournable à venir à ce sujet). Sur cette terre mystique vivent des kalinas, un des peuples premiers de la Guyane.

Nous aimons bien nous y rendre pour passer quelques jours farniente dans un cadre sauvage où se mêlent au soleil ou à la pluie parfums d'amazonie légèrement salée de mer et parfums d'atlantique désalée par le fleuve. La plage est belle, le coucher du soleil magnifique, le village typique et sympa...

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26 juin 2007

Javouhey, petit village hmong perdu dans l'amazonie

Route pour Javouhey (il y a 4 ans environ... aujourd'hui 2007, elle est toujours minée de trou mais goudronnée !)

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Un petit détour dans la forêt environnante nous mène à un village fantôme. Ce n'est pas Javouhey, c'était une lèprerie. Les premières fois qu'on a vu le coin, il y a quelques années de cela, c'était la zone totale, avec une ambiance trop bizzarre qui ne donnait pas vraiment envie de s'arrêter par là... église laissée à la merci de toiles d'araignées géantes, petite place avec une statuette dévorée par des champignons au milieu de nulle part, minuscules maisonnettes carrées aux murs moisis, parallélismes serrés, le tout étranglées par la végétation amazonnienne, rongées par l'humidité et la chaleur équatoriale.

La dernière fois qu'on y était (début 2007), dans ce décor toujours aussi dérangeant, le choc : une mosaïque de linges colorés pendait entre la petite place à la statuette moisie et l'église où des toiles d'araignées encore plus épaisses pendouillent. Lianes, toits rouillés, murs dévorés par la végétation demeuraient toujours dans le village fantôme. Brusquement, des cris d'enfants. Une silhouette humaine téléphone portable à la main apparut au détour d'un couloir de maisonnettes moisies ! Un ballon fluo rebondit sur la piste rouge. A l'évidence et assez incroyablement, des gens ont squatté les lieux ! 

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Le village de Javouhey s'est érigé quelques kilomètres après l'ancienne lèprerie. Un impressionnant champ de papayers indique l'arrivée en "territoire hmong". Au bout de nulle part, perdu dans l'amazonie, après des heures de routes, on a l'impression de s'être fait expédié en Asie. Yeux bridés, peaux farineuses, langue chantante, cheveux spaghetti, sourires paisibles. Le dimanche, les hommes jouent à la pétanque ; on parie sur des combats de coq ; des promeneurs venus de loin sirotent un jus frais à la prune de cythère dans les boui-bouis en tôle ; les femmes s'activent dans la cuisine ; les jeunes filles aident à servir les nouilles ou passer un coup de torchon sur les toiles cirées ; des chiens déambulent entre les clients pour ramasser des morceaux de viandes laquées tombées sur la terre battue ; odeurs titillantes de nems et fritures en tout genre ; on goute à de l'achard mangue et papaye vertes sauce cacaouettes et piments frais ; maisons en bois sur pilotti ; jardins fleuris ; arrières cour foutoir ; des enfants grimpent dans les arbres ou pataugent au bord du fleuve. On rencontre encore parfois au quotidien des personnes traditionnellement vêtues. Mais là où l'on peut se sentir complètement étourdis par la force de cette culture qui vient d'Asie du sud-est, c'est au moment du nouvel an hmong... (une note future se prépare à ce sujet)

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Nous avons loué un carbet un week-end au bord du fleuve, histoire de s'imprégner de l'ambiance de ce petit village hmong de guyane... c'était super !

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23 juin 2007

Saint-Laurent du Maroni

Nous parlons de la ville en ayant été à plusieurs reprises, mais uniquement de passage, quelques heures, un jour ou un plus ou moins long week-end. Très souvent, c'était pour aller au surinam, d'autres fois, c'était pour une sortie culturelle, ou encore pour accompagner quelqu'un qui découvrait le département, et d'autres rares fois (c'est tellement "loin" !!), c'était pour le fun, histoire de bouger un peu du centre du littoral guyanais. Ici, l'ambiance est toute autre. On peut penser à une ville d'Afrique. Titine songe souvent à Tamatave. Derrière le calme latent du centre (pendant les heures de sieste, c'est à dire très souvent), cetains quartiers regorgent d'animations... Ca papote accroupis à même le sol à l'ombre d'un arbre. Ca mate et siffle des filles sur des murets. Ca crie après des enfants. Vibrations rythmique de la musique du fleuve.

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Et puis on s'éloigne. Villages barbelés aux jardins proprets piscine commune alarmes et barreaux électriques. Des touristes se garent en face de la gendarmerie - rumeur d'insécurité oblige. Chapeaux appareils photos petit futé. Couleurs tropicales. Murs du bagnes. On évoque l'enfer vert. On parle de papillon.

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Le petit paris de saint-Laurent du Maroni... c'est le quartier historique, "touristique", aux ruelles tranquilles où il fait bon flâner. On y emmène toujours les gens de passage en Guyane, profitant de la visite du bagne incontournable dans la ville... On y dégote des bâtiments aux architectures coloniales rénovées, restés bureaux administratifs ou devenus logements de fonction....

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Samedi, c'est le jour du marché officiel. Un marché avec des hmongs, leurs fruits et légumes colorés et parfumés, comme partout en Guyane... un peu partout sur les trottoirs des mamas imposantes ont installé un tas de petites choses venues du Surinam : fripperies, bananes, boissons fluos, manioc... mais à vrai dire, n'importe quand, on trouve tout ce que l'on veut, il suffit de demander, les rabatteurs ne manquent pas...

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La charbonnière : on y voit des yeux tout rouges, des dents en or, des locks des nattes des tresses africaines, des fesses rebondies, des enfants tout nus, très peu de blancs, de l'art tembé sur les façades de maisons en bois anarchiquement disposées... La charbonnière est un quartier qui fait peur à certains et pourtant ça vibre de vie ! Des mauvaises langues racontent que c'est par là qu'on peut retrouver des tas de pièces volées venues de toute la Guyane : il y a des affaires à faire, mais il faut pas avoir froid aux yeux !

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Le Maroni : c'est de là que vont et viennent des tas de clandestins venus de plusieurs pays d'amérique latine ou des caraïbes. Gargottes, bouis bouis, bars, reggae, scooters, herbe, parbo, bamis, brochettes... Ca grouille, ça patrouille, ça trafique en tout genre... il y a toujours quelque chose à voir, ne serait-ce que le spectacle du coucher du soleil sur le fleuve.

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20 juin 2007

Mana, la région, photos, ambiance...

Du côté de Mana, c'est la région des rizières, : nettoyage visuel ! Quand on ne passe pas souvent dans le coin, ça fait toujours bizzarre de voir tant d'étendue de "vide", le ciel immense, l'infini vert plat ... Le rouge de la latérite ou le blanc d'un sol sablonneux contraste avec le vert de la savane ; miroirs de bleus tachetés de blancs ; nuages, aigrettes, ciel, irrigation... Le dru, touffu, feuillu, sauvage de la forêt semble avoir été balayé par de la savane aménagée. Les yeux mettent du temps à s'y faire.

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Mana, ambiance...

Encore une toute petite ville insensée, mais charmante avec ses vieilles maisons créoles sculptées et peintes par la pluie et le soleil guyanais... Le temps semble par ici figé. En un intervalle de quelques mois, on peut avoir l'impression de n'avoir pas bougé de la journée. Des poules picorent suivies de leurs ribambelles de poussins. Une vieille regarde par la fenêtre les feuilles des arbres bouger à peine. Le vieux n'a pas modifié le rythme du balancement dans son fauteuil à bascule sur le trottoir. Un rasta locks-rouge/jaune/vert-yeux-rouges en vélo promène son petit oiseau en cage. Ca trinque la bière au chinois du coin. Des amérindiens bourrés ne tiennent plus debout... Je me souviendrai toujours de cette fois où ces "peuples de la forêt" transformés par la ville et rongés par l'alcool ont chanté bruyamment la marseillaise au bord du fleuve.

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Pour parler de Mana, j'ai envie de dire typiquement guyanais... ça paresse, ça dépense l'argent braguette (ce que la france donne en faisant beaucoup d'enfants !), ça sent le fleuve, ça sent la forêt, c'est rouillé, ça vit, tout simplement, tranquille ! Personnellement, ça m'inspire. Je flanerai des heures et des heures à scruter un tableau par ici, un autre par là, zoom, abstraction, géométrie, nature, scène de vie... ça peut donner ce genre de composition numérique, parmi tant d'autres :

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17 juin 2007

Iracoubo

Quand on n'y vit pas (et peut-être même quand on y vit...), Iracoubo fait un peu "village insensé"... La rivière coule à l'entrée de la ville. Pas de "place-de-rencontre-avec-banc-et-ombre-au-bord-de-l'eau". Quand c'est la première fois qu'on passe la ville d'Iracoubo, on fait généralement une halte de quelques minutes pour visiter l'intérieur kitsch de la fameuse église peinte par des bagnards (photo à poster ultérieurement, il faut encore la scanner !)... Autrement, on fait une pause boisson "au chinois" au bord de la route, et on continue le chemin.

L'église d'Iracoubo sous une pluie typiquement guyanaise :

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02 juin 2007

La route de l'ouest

C'est une route nationale à deux voies. Certains la  présentent comme étant l'autoroute de Guyane. D'ailleurs certains y roulent à 140 km/h. Une des raisons qui en font une des routes les plus accidentelles de France. Si elle est un peu plus large entre Cayenne et la ville spatiale, elle est plus étroite ailleurs et ressemble plus à une départementale métropolitaine. Nous avons connu une époque où certains passages étaient minés de trous, mais quand on pense qu'il y a quelques dizaines d'années, c'était des pistes et il fallait prendre le bac... la Guyane tend sûrement vers le mieux ! (positivons...)

En se dirigeant vers le soleil couchant, à partir de Cayenne (le chef lieu du département), on passe Macouria (où l'on habitait avant) puis kourou (où l'on habite actuellement), ensuite Sinnamary, et enfin Iracoubo. Au delà, on pénètre au coeur de l'ouest Guyanais.

La N1 longe le littoral, mais jamais on ne peut voir la mer. Les cartes du pays peuvent tromper... Sur bien des kilomètres défilent la forêt, quelques passages de savane, le ciel, immense, des maisons isolées, on passe un pont, encore un pont, tentacules de rivières, quelques villages surgis du vert. C'est pourtant l'essentiel des villes guynaises ! Puis, abattis, brûlis, défrichage, fromager, installations sauvages, une tôle sur quatre bouts de bois, sculptures saramaca à vendre, petits enfants nus, sable étonnament blancs, la forêt encore et encore, bouteilles aux liquides colorées, régimes de bananes, lave vaisselle dans une crique... On n'est pas loin de Saint-Laurent, troisième ville du département, Mana, Javouhey, Awala yalimapo et plein d'autres petits nouveaux villages non encore (et peut-être jamais) inscrits sur les plans de carte.

"Flânerie de ville en ville" : une nouvelle rubrique pour vivre les villes de Guyane.

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22 mars 2007

Cayenne

Certains disent que Cayenne c'est une ville qui a tous les inconvénients d'une ville, sans en avoir les avantages... C'est vrai que ça ne bouge pas énormément côté animations culturelles (par rapport aux villes métropolitaines)... C'est vrai que pour trouver un coin où se garer au centre même, il faut parfois tourner... C'est vrai que par endroits et par moments, il y a des embouteillages à froncer les sourcils des grincheux... C'est vrai qu'il n'y a pas de grandes galeries ou des centres commerciaux de choix... Mais il ne faut pas exagérer non plus ! On trouve toujours tout ce qu'on veut avec un peu de patience.

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Pour nous, le chef lieu du département guyanais est une ville provinciale qui a un certain charme, et qui dégage une nonchalance certaine, malgré tout ce qu'on peut lui reprocher... De jolies maisons coloniales et de vieilles cases créoles en bois respirent un petit air de bon vieux temps. Le soleil a délavé, avec le temps, murs et toits rouillés. 

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La flore sent le moisi, le bichonné, le brûlé, le restauré. Toles ondulées peintes par des litres de pluie déversée au fil des ans. Du brillant camouffle le bois pourri. Lattes de vieilles planches parallèles. Peinture écaillée. Balcons fleuris de couleur fuschia. Couches de publicité marouflées. Annonces déchirées. Vitrines pimpantes. Patrimoine en ruine. Ciel aveuglément bleu. Odeur nauséabonde d'égout. Feu toujours en panne. Etroites rues à sens uniques bouchonnées. Fougères. Nous sommes en plein centre ville.

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La faune frime en scooter. Des dingues et des paumés. Petits yeux bridés. Filles dénudées. Et ça flane dans les rues. Allo tu es où ? Fume du crack. Sacs à main fluos pendouillent à l'extrémité de mains noires. Uniformes bleus et blancs. T'aurais pas 1 euros ?

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Sur la fameuse place des palmistes, on aime faire une halte à l'ombre des palmiers. Les chauffeurs de taxi qui attendent d'éventuels clients y passent parfois leur journée à jouer aux dominos. Les gens s'y donnent rendez-vous. C'est là aussi que se déroulent toutes les festivités locales. Le cœur de Cayenne en quelque sorte.

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Au détour de quelques rues, la mer apparaît, paisible. Le brun de l'océan prend la teinte bleutée du ciel par beau temps. Brise marine : ce sont les alizés. Cocotiers. Rochers noirs et luisants. Des bancs. Bref, de sympathiques places où il est très agréable de se promener !

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Marché de cayenne

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Extrait d'une note souvenir sur un samedi à Cayenne :

Un samedi à Cayenne, c'est aussi et surtout, son marché aux mille vies !! Les quatre coins de la Guyane montent à la capitale lors de cette occasion hebdomadaire pour vendre ce qui est vendable, ou acheter ce qui est achetable. Les couleurs des fruits et légumes rivalisent avec ceux des humains. Ca foisonne de partout. Accompagnant des musiques qui tintamarrent, des hanches se déhanchent, les uns crient la promo de l’instant, les autres marchandent, frottement de l’osier d’un panier aux jambes dénudées, bousculades de sacs plastics blindés, on a croisé un tel, ça bise deux ou trois fois « c’est comme ça chez nous »… Sur le trottoir-terrasse d’un restau chinois au milieu de tout ça, on mate, on commente, on imagine les histoires des uns et des autres, on se marre tout en dégustant d’excellents nems avec du jus de prune de cythère rafraîchissant. Quelqu’un a lâché un pêt. L’odeur chaude de la « soupe spéciale moyenne » fait grougrouter nos ventres : c’est l’heure ! On effeuille la menthe, le citron fait shhhplicht sur les doigts quand on en met dans le bouillon, je m’applique à manger avec des baguettes !

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05 février 2006

Journée à Sinnamary

21 janvier 2006

Petit éclairci, ciel gris mais pas de pluie. On en profite pour prendre un peu l'air. Direction Sinnamary, qui est à un peu plus d'une demi-heure de Kourou.

Chaque fois que nous venons ici, nous sourions toujours à l'idée que notre premier voeu avant de débarquer dans le département était justement là. On aurait vraiment apprécié, tellement c'est calme et d'une proximité directe avec le fleuve et la forêt. Mais le destin en a voulu autrement !

Depuis le temps que nous n'y sommes pas allés, le bourg ne change pas vraiment on dirait. Enfin, quand on n'y vit pas, on ne s'en rend pas bien compte. Par contre, ce qui nous a impressionné, c'était la présence de tous ces coulis guyaniens (hindou du Guyana) dans les ruelles... non, non, ce ne sont pas que des brésiliens et des haïtiens qui immigrent en Guyane !

"Symboles" classiques de cette toute petite ville (ou ce petit village) que nous aimons bien : le pont et l'église.

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Après un restau sympa, on se promène dans le coin. Il y a pas mal de ballades à faire, des randos, et des petites criques... Mais vu tout ce qui est tombé du ciel depuis quelques semaines, nous ne nous engageons pas dans de grandes expéditions... A la vue de ce qui va suivre d'ailleurs, ce n'est pas très tentant pour y mettre les pieds (même avec des bottes) ! ... et même si c'est beau ! Dire que c'est sensé être une sorte de savane, ou de pré sauvage... maintenant, il y a un lac quasimment !

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Nous avons passé une journée très sympa, à réexplorer des chemins que nous n'avions pas emprunter depuis belles lurettes ! Nous n'avons pas croisé grand chose de très original, pas de monstres amazonniens, pas de bébètes sauvages... mais tout de même, nous avons bien ri de nos petites rencontres...

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Qu'est-ce qu'il ne faut pas voir !!

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24 novembre 2005

La ville de Macouria

Le bourg même de Macouria est petit, et se résume (en tout cas en 2002) à 4 épiceries (« chez les chinois »), une poste, une pharmacie, une auto-école, une mairie, les pompiers, la gendarmerie, 2 écoles et le collège !

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Pour les automobilistes, c'est ce bourg et son église qui oblige la nationale à faire un détour. En s'éloignant du bourg, sur la nationale, on connait aussi Macouria par sa station essence Texaco et le village amérindien. Et encore plus loin, on parle de La Carapa, Soula, etc... Géographiquement, la ville de Macouria s'étend du pont de Cayenne jusqu'à la savane Matiti, près de Kourou. Macouria est réputé pour être un village dortoir, car beaucoup de gens y habitent mais vont travailler pendant la journée à Kourou ou à Cayenne ! Et c'est vrai que pendant les jours ouvrables, la "ville" est comme mort : même pas un chat dehors à errer sur ses rues perpendiculaires et peu arborées.

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Les week-ends et les soirs, Macouria semble plus vivant car il plane un peu plus d'animations dans l'atmosphère : ru4les enfants jouent dans les rues, les jeunes font de la Capoeira, du "tambour", du foot ou du basket, certains se rencontrent autour d'une bière chez les chinois, et d'autres profitent de petites courses à faire pour marcher un peu... Mais comme nous l’évoquions dans la note précédente, il manque vraiment ce lieu de rencontre (une place publique ombragée, un mini parc, ou autre) pour donner plus de profondeur et d’âme au village. Nous concernant personnellement, comme le quartier où l'on habitait est plus à l'extérieur du bourg, on ne participait pas vraiment à la vie du "pseudo-centre" duquel il nous est difficile de faire une éloge.

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