08 janvier 2014

Pause tsaky tsaky... pause vary mitsangana... pause gouter...

Entre deux emplettes, en déambulant dans les bazars, une petite pause s'impose toujours... pour un petit jus de fruits bien frais... et au choix : composé, misao, catles, nems, soupe, etc... C'est l'équivalent de la pause café ou pause gouter dans d'autres pays (sauf qu'ici, c'est la pause pâtes ou pause truc au porc) ! C'est dans les moeurs : à 9h, à 10h, à 11h, à midi, la pause s'impose ! En fait, elle s'impose toujours et à n'importe quelle heure, lol ! 

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Ca se bouscule un peu, mais une fois que tu as réussi à te caler assis entre des gens, hmmmm que c'est bon ! Il faut juste faire abstraction "au mur" à quelques centimètres de ton nez - la vue qui s'offre à toi : une espèce de bache ici ! et on ne va pas se plaindre : elle est colorée, ne sent pas le moisi de loin et n'a pas 5 cm de crasses d'huile dessus, lol ! Quoiqu'il en soit, ce n'est pas bien difficile d'y faire abstraction, parceque dans ton assiette, c'est tellement bon... et autour de toi, il y a de l'ambiance ! Surtout quand un vazaha est dans la place, lol ! Tout le monde speed un peu... nous, on préfère prendre notre temps, pour savourer tout le plaisir d'être là... 

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08 septembre 2011

fruits de juin

Formes imparfaites, bosses et tâches suspectes, parfums et saveurs... ils sont inégalables pour le meilleur comme pour le pire... A Mada, on est servi...   On ne compte plus les variétés. Les succulents ont l'air parfois "sales", il y a aussi ceux qui ont des têtes ou des gouts des plus bizarres !

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Fin juin, pendant que le bac à fruits du frigo est au lavage, les filles jouent aux marchandes... Ce jour là on avait : bananes, pommes, mandarines, litchis chinois, oranges, et deux fruits moins courant :

- des mangoustans : un délice sucré, légèrement acidulé, et très juteux ! ils coutent chers, et ne servent pas que pour le rhum... Apparemment ceux qui ont des problème de tensions (entre autres je ne sais plus quelles maladies) font des tisanes à partir de leur peaux !

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- et du sapota : étrange fruit à la chair marron fade chocolatée... on a voulu gouter... bah, c'était pas très ragoutant, lol !

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Dans le genre "qu'est-ce que c'est que ce truc inmangeable" : le voavotaka ! Celui ci a poussé sauvagement au domaine du Tanalaha... je me demande sincèrement s'il y en a qui aiment !

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Mois de juin, il y avait encore quelques kakis, du voazaty (pocanelles) et les gros goyaves roses clairs au marché... et on commençait aussi à trouver des fraises et des pibasy (nèfles) ! Miam !

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02 octobre 2009

Boucherie aux normes... gasy !

Haaaaa les bonnes saucisses de chez nous ! Nous sommes en fin d'aprème. Non, elles ne sont pas encore cuite par le soleil ! Ni entièrement dévorées par les mouches... C'est en rougaille ou hatono que je les préfère ! Mais je les achète de plus en plus dans des lieux asceptisés... aux normes heuuu européennes ! lol ! si si, ça peut se trouver à mada les normes européennes !

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17 septembre 2009

Madagascar. Ecorché vif.

Cri de la terre. Souffle du vent. Silence.

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Nuage de fumée. Bouffée de cendres.

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Crépitement. Brulure.

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Et la valse d'une plume 

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L'oiseau ? les mots ?

Tous témoignent des maux de Pachamama. La Terre-Mère. Déesse des indiens d'Amérique du Sud. Quechuas, aymaras, tiwanakus, incas... Pachamama, la Terre-Mère est à la base de tout. Etres vivants, végétaux, minéraux, textile, technologie... On lui fait encore des offrandes et des sacrifices... 

A Mada, les croyances sont autres... et beaucoup semblent ignorer qu'il faut respecter la terre pour protéger la vie !

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21 septembre 2008

J’emmène ma voiture au Garage.

Il est normal que ce soit l’homme qui prenne le clavier pour ce post. C’est un sujet d’homme. En effet, les femmes ne se vantent jamais de bien savoir conduire et ne passent pas plus de temps à caresser leur voiture que leur mari. Cette note concerne les voitures, et pourtant, ceux qui me connaissent savent que c’est pas une grande passion, et que ce j’apprécie chez elles, c’est qu’elle roule et quelle soit docile.

C’est là que le bât blesse. Titine vous a déjà parlé de l’état volcanique et géseyrien des routes tamataviennes et vous pouvez vous douter que les mécaniques sont mises à rudes contribution, bien que des voitures de collection roulent encore à Tamatave, -bon c’est vrai qu’elles n’ont d’origine que la forme, car le reste a beaucoup évolué avec le temps !

Il faut donc parfois amener l’automobile au garage, et c’est là qu’une aventure commence !

Deux options en gros, le petit mécano de quartier qui arrive à faire , démarrer une voiture sans démarreur, remplacer une roue par un rondin de bois, un écrou par la languette d’une bouteille de coca, un câble par une tresse de sa belle sœur, faire une réparation de l’alternateur et à la fin pourvoir monter une radio avec les pièces qui restent, faire rouler une voiture sans moteur. Ou bien il y a les GRANDES enseignes. S’y fier ? Pas s’y fier ? Faut tester ! J’ai testé, hé hé ! En premier lieu, il ne faut pas se laisser décontenancer par le fait que les GRANDES enseignes n’aient qu’un seul et même atelier. Pour R*na*lt et N*ss*n, c’est le cas . Bon j’ai une N*ss*n, autant aller chez le spécialiste !

J’y ai rapidement renoncé, pour plusieurs raisons :

- il n’est pas anti-écologique de vouloir mettre la clim quand il fait très chaud au mois de décembre, et que la voiture était garée sous le soleil, et j’ai donc voulu pouvoir en faire usage pour la première fois. Je passe sur le fait qu’elle ne marchait pas, que c’était au contraire l’étuve dans la voiture, car le système de ventilation est bloqué sur air chaud, et j’ai voulu réparer. Mal m’en pris ! J’ai bien changé un gros filtre, bien cher, bien pièce d’origine, on me rend le véhicule avec la clim qui marche pas ! ça doit être le système interne d’aération, il faut vérifier tous les conduits, doit y avoir un truc qui le bloque, du sable, un nid de guêpes, un zébu, et là on a pas le temps de le faire, faut repasser. Ouais, au lieu de repasser, j’ai surtout laissé passer le temps, car c’était il y a 10 mois, et je n’ai toujours pas la clim, après tout, est-elle bien nécessaire ?!

- Cette clim, c’est de la blague. Pour un 4x4, la direction, c’est essentiel, et quand le volant fait le parkinsonien dans les lignes droites, on ne se sent pas en confiance, et les précipices sont si prêts de la chaussée sur la route de Tana ! On se passe aisément des tambourins et des bruits de fond de cale quand on fait quatre heures de piste à 30 km/heure et on veut pas péter un essieu à 100 km du goudron. Il faut changer des pièces, c’est le diagnostic du mécanicien en chef ! Hum, je m’en doutais, et bien changeons ! Ah, ya pas pièce ici ? Faut la faire venir de Tana… Mais je pars après-demain en voyage, monsieur ! Attendez, on peut trouver une solution, faut aller voir les quincailleries qui importante du coréen, et vous pouvez trouver ce qu’il vous faut. C’est que j’ai pas trop le temps de faire toutes ces sympathiques boutiques, vous pouvez vous en occuper ? Et à l’heure dite, je repars avec mon automobile sans tremblement ni grincement ! 15 jours de vacances et mille kilomètres plus loin, regling gling partout. C’en est trop, je vais voir ailleurs !

Chez le mécano de quartier… c’est sûr, il faut quitter les grands boulevards et zigzaguer dans les lalapasika (chemins de sable) labyrinthiques où faudrait pas devoir revenir de nuit ! Et là, à côté d’une épicerie branlante qui ne vend que du pain de hier, des bananes et du crédit Orange, derrière un fefy (palissade de bois) datant du siècle dernier, se trouve une cabane d’Alibaba dans la quelle on est cerné par des pièces autos. Je ne m’y connais pas trop, mais des radiateurs, des ventilateurs, des alternateurs et des moteurs, bref tous ces mots en –eur qui ont un rapport avec sous le capot, yen profusion ici. Pas de place pour y mettre une voiture, le garage, c’est dans la rue, et faudrait pas qu’une autre voiture veuille passer, car en deux temps trois mouvements, on pallie à l’absence de pont en juchant la voiture sur des moyens de fortune ! Et des mains agiles s’empressent de manipuler les endroits sensibles .Verdict souriant : ah bon, ils vous ont dit qu’ils ont changé cette pièce chez N*ss*n ? Et ils vous l’ont facturé combien ? Oh ! Les bougres !! Les mécanos de la GRANDE enseigne font de GROS profits ! Mais cette pièce est usée, regardez donc, et c’est même pas le modèle adéquat !! Il faut faire jouer tout un réseau pour trouver une remplaçante ! Bon, on ne fait pas le coup de la commande, comme c’est courant ici : je te donne 200 000 francs si tu me trouves un alternateur de Renault Express. Je précise que ce sont des francs malgaches, hein ! Malheur à qui laisse traîner à ce moment sa Renault Express ! On n’a pas fait ça, alors on a couru les lalapasika pour trouver une pièce neuve, pas parfaitement adaptée, évidemment, mais qu’un ou deux petits écrous en papier de chewing-gum vont parfaitement maintenir. On finit par l’équilibrage ? Ouais mais ya pas la machine pour ! Qu’importe ! On le fait, « à la malgache » ! Et comment ? Avec une ficelle ! Non ! Ces mécanos avec leur bout de ficelles ! Il suffit de mettre les roues droites, de tendre une ficelle, et s’assurer que les deux roues avant et arrière sont bien dans le même axe de la ficelle, rectifier si nécessaire, avant de serrer les derniers boulons.

Ça m’a duré 6 mois, pas mal non ?

Prochaine fois, je vous parlerai de comment on fait une galerie de N*ss*n avec d’anciens cintres, ou du point G d’une Renault express quand elle fait le coup de la panne et qu’elle reste insensible aux assauts du démarreur.

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26 avril 2008

Tissage de soie sauvage, du cocon au lamba mena...

Point de départ : de simples cocons... il faut en ramasser des milliers et des milliers !

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On les pique par dizaine pour former des boulettes qu'il faut ensuite mettre à cuire des heures et des heures.

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On rince et on met à sécher en plusieurs fois, alternativement .   

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Puis on éffiloche avec différents outils bricolés manuellement avec des bouts de bois et quelques clous. Selon le type de fil désiré (fin, sauvage épais...), on s'arrête à telle ou telle étape de l'effilochement.

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Après quoi on passe à la teinture (à base d'éléments naturels évidemment : terre, caillou, bois, feuilles, graines...) et au tissage (là encore avec un appareil artisanal fabriqué par eux-même).

Le résultat : des lamba landy, des lamba fitafy, de précieux lamba mena qui servent de linceuls pour les ancêtres, et des écharpes de différentes tailles pour les touristes. Une merveille pour titine qui collectionne ce type de tissu depuis l'inde, la bolivie, le mexique ou le guatémala !!! Les choix ont été difficiles !

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21 avril 2008

Spectacles des "autoroutes" malgaches...

Les enfants commentent encore le crissement des pneus sur le goudron chaud. L'énorme fracas. Tintements de verres musicalement monstrueuse ! Deux blessés. Un mort.

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Entre Antsirabé et Tamatave l'autre jour, on a compté une bonne dizaine d'accidents.

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19 avril 2008

Thé malgache...

Les plantations de thé de Sahambavy

Elles sont tellement grandes, qu'hormis les petites balades, on nous les a fait arpenter en 4x4. L'intérêt est de voir le soin avec lequel les pieds sont entretenus. Les variétés plantées viennent d'Inde, de Chine et du Kenya. Ici, le thé est reproduit par boutures qui restent 9 à 12 mois en pépinières pour être acclimatées avant d'être mises dans les plantations. Ce n'est que 24 mois plus tard que la plante atteint sa matûrité, soignée et suivie par les paysans.

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La récolte :

On resterait bien des heures et des heures à les regarder !! Une armée de paysans s'activent sur une des parcelles, jetant leur précieuse récolte dans un panier situé sur leur dos. On se croirait en Asie ! Les hommes peuvent récolter jusqu'à 50 kg dans leur panier. Seules les deux feuilles du haut et le bourgeon sont cueillis car ils sont plus tendres et produisent un meilleur thé. Il faut voir cette nuée humaine parcourir les sillons et détacher avec habileté et rapidité les préciseuses feuilles.

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Les paniers sont régulièrement pesés puis vidés sur des dalles de béton, avant d'être amenées à l'usine.

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Visite de l'usine.

Une employée nous guide dans les différentes salles et nous explique tout tout tout. L'usine de thé de sahambavy est ouverte aux visites, et quelques touristes parviennent juqu'ici et peuvent entrapercevoir les secrets de fabriquation des thés malgaches. Pour l'anecdote, deux personnes du Palais des thés de Paris venaient de visiter les installations.

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Nous commençons par l'endroit où s'arrêtent les camions qui transportent les paniers de thés fraîchement cueillis. Ils sont pesés et immédiatement vidés et dispersés sur de grands tapis roulants qui les mènent à des bacs de flétrissage. Là, on fait baisser le taux d'humidité des feuilles, sans les sécher encore, évidemment, car sinon, comment fermenteraient-elles ?!! Le responsable qualité veille au grain, car le risque d'abîmer les feuilles est grand.

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Les feuilles sont ensuite roulées dans des machine barbares qui les déchiquètent et les réduisent menu menu pour déclencher le processus de fermentation qui se poursuit sur des fermenteurs. Cette étape essentielle assure la qualité du thé. Mais pas des plus amusantes à observer, car ça fait du bruit, beaucoup de bruit ! Là aussi la vigilance s'impose, car la grosseur de grain en dépend : la thé ne doit pas être pulvérisé !

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Quand il est bien mûr, on le sèche : c'est la cuisson du thé qui se fait dans une atmosphère lourde et capiteuse. Le responsable qualité arpente souvent cette salle et fait des prélèvements qu'il emmène dans les bureaux pour les goûter et réévaluer le temps de cuisson nécessaire.

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Le thé est presque prêt : on le trie alors en plusieurs grades : Dust, Pekoe dust, Pekoe fannings, Broken Pekoe. On emballe le tout, soit par grade en fonction de ce que veulent les clients, soit en faisant un savant mélange, un « blend » qui allie les différents grades avec art. 85% de la production est detinée à l'exportation. C'est à la bourse de Nairobi que se négocie le thé, depuis que la bourse de Londres a fermé. Seule 15% reste dans le pays, il faut dire que le thé des malgaches s'appelle plutôt veromanitra (citronelle), aux vertus apaisantes ou ravimbaofotsy (orthographe incertaine) et il ne s'agit pas de thé en fait, mais d'infusion que l'on prend notamment pour leur vertus médicinales. TAF, la grande marque qui commercialise le café à Madagascar, a constitué son blend et vend sous son propre nom le thé de Sahambavy. Des marques occidentales utilisent le thé de Sahambavy pour leur blend, peut-être y avez-vous donc déjà goûté ?!

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A Sahambavy, on produit le thé noir nature, le thé noir à la vanille, le thé vert, le thé vert à la vanille, le thé vert à la menthe. La diversification de la gamme passe par le thé à la bergamotte ou autre arôme. Notre préférence ? Thé noir bien sûr, quelquefois à la vanille.

La visite se termine, comme de bien entendu, par une dégustation sympathique avec les responsables de l'usine. On ne regrette pas d'avoir choisi la dégustation de thé plutôt que celle du Betsileo gris, qui se fait aussi dans la région ! Ca sera pour une prochaine fois !!

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14 avril 2008

Le papier antaimoro

Introduit au 7ème siècle par des immigrés d'Arabie venus s'installer dans la région de Manakara, le fameux papier antaimoro servait à l'origine à retranscrire des versets du coran. Aujourd'hui encore, les descendants de ce peuple continuent à fabriquer ce papier manuellement et de la même manière, mais pour cette fois répondre aux demandes des marchés artisanaux.

Nous sommes allés voir les arrières de ces "produits souvenirs" incontournables malgaches.... 

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Tout viendrait de la deuxième ou troisième couche de l'écorce de l'avoha, un arbuste très parfumé qu'on ne trouve à Mada que sur la côte sud est.

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Cuisson des heures et des heures durant. Pétrissage avec des sortes de marteaux de bois. On étale et tamise sur plusieurs couches de toiles à grains différents, avec beaucoup d'eau.

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Décoration avant séchage avec des pétales cueillies fraîchement. Place à l'imagination et au savoir faire des artisanes. La fabrique a ses mètres carrés de jardin superbement coloré.   

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La déco est aussitôt fixée avec une très très fine couche de la pate tamisée hyper diluée.

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Séchage au soleil.

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Finalisation des produits. Albums, enveloppes, cartes, cahiers, papiers à lettres, tableaux, sous verres, etc... dans une ambiance très féminine ! Ca sent bon le papier, ca chante, les bébés gazouillent à leurs pieds, les enfants en bas âge jouent dans la petite cour. 

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04 avril 2008

Pont cassé

L'eau arrive au niveau de la taille. Il y aurait un trou au milieu, et sur le côté c'est légèrement penché. Mais on est à Mada, les voitures peuvent passer ! Moteur coupé. Des gars poussent.

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Après les litchis, ça doit être l'affaire de l'année ! Vu comme ça, le cyclone n'apporte pas que du mauvais ! Le pont flottant coule à moitié. Les mauvaises langues se demandent même s'ils ne l'auraient pas coulé volontairement, s'ils n'auraient pas profiter des dégats du cyclone pour aggraver le cas du pont, avec bien évidemment l'abstention à toute réparation demandée... C'est le cas de le dire, le pont cassé fait plus que vivre tout le village. Nombreuses échopes ont vu le jour. Les gamins défilent plus nombreux que jamais, plateau de goyaves, boulettes de coco, beignets de crevettes, poissons frits, cuisses de poulets, bananes... tout ce qui peut être vendu déambule de voiture en voiture, dans la foule attrouppée. Il y a de quoi dépenser un peu en grignoteries, ou en voandalana. De part et d'autre du pont cassé, la queue est interminable dans un bordel typiquement malgache ! Les gens attendent, on ne sait trop quoi. Son tour peut-être. Une décision probablement. Alors on commente. On analyse. On marchande. On hésite beaucoup. On crie un peu. On marchande encore. Les passagers s'attrouppent. Quand une voiture va passer, on discute en silence. On chuchote presque. On retient son souffle. On s'ébahit. Il y en a qui s'engagent mais après dernière réflexion font demi tour. Il y en a qui sont tombés en panne (trop d'eau dans le moteur). Alors, ça fait encore circuler l'Ariary. Il faut des gars pour dépanner. Et ce ne sont pas les gars qui manquent dans le coin ! Il y en a même qui sont venus de villages plus loin. Parmi eux, il y en a qui s'occuppent du transbordement des passagers ou de motos par pirogue. Tous les moyens sont bons pour se faire du fric !

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Et tout ça est exotique pour le touriste qu n'en croit pas ses yeux, tout content de vivre son aventure malgache, tout excité à l'idée de naviguer en 4x4 sur un pont flottant en train de couler !

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Nous sommes passés, après avoir longtemps observé les autres 4x4 moteur allumé, après avoir longtemps hésité nous aussi !!! Personne pour nous guider, personne pour nous pousser, on a demandé l'autonomie totale, comme certains l'ont fait ! L'eau est arrivé jusqu'au capot presque, mais pas une goutte à l'intérieur. On n'a pas coulé. La terrano a fait le bateau ! Impressionnant ! Que d'émotions !

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