20 octobre 2004

Un serpent partage notre table.

(mai 2002)

Un jour, un serpent s'invite chez nous : il s'installe tranquillement sur une des chaises autour de notre table sous la terrasse et y passe la journée. On ne sait que faire. Il ne bronche pas, même quand on vient déjeuner "à ses côtés"... Il est peut-être malade ? échappé du zoo ? en tout cas, il a l'air inoffensif. Quand madame la proprio arrive en fin de journée, on lui montre notre compagnon et elle "pique une crise" en nous traitant de fous ! "Il n'est pas chez lui, ici !" Elle court chercher un bâton qu'elle met dans les mains de xav qui se retrouve alors obligé d'abattre la pauvre bête. Le serpent n'attaque pas. Il essaye comme il peut de se défendre. Les coups sont secs. Xav doit taper fort, malgré lui, en gardant une certaine distance. Madame ne décolle pas tant que la bête ne crève pas. Quelle injustice, on s'était pourtant habitué à ce bel ophidien....

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15 octobre 2004

Le jardin prend feu...

(oct.2001)

C'était la saison sèche et on avait pris l'habitude de sentir des odeurs de brûlis dans la nature. En rentrant chez nous, voilà qu'on se rend compte que c'est dans notre jardin qu'il y a le feu. On venait à peine d'emménager et les proprios n'étaient pas là.

On se jette alors dans la canicule avec des tuyaux d'arrosage et des sceaux d'eau de puit. L'herbe desséchée, le vent, et la grandeur de l'espace ne nous facilitaient pas la tâche. A deux, on courait dans tous les sens : le feu avançait vite, très vite. On se sentait débordés. Tout noircissait en moins de deux. Un voisin nous vient en aide, heureusement ! A trois, on a fini par maîtriser l'incendie. Au bout de deux heures, seul dans les cœurs de bananiers crépitait encore doucement le feu. Reste au fond de notre beau jardin de quelques hectares un paysage désolé mais qui aura repris bien vite sa couleur chatoyante de vert !

A leur retour, les proprios n'avaient pas l'air plus choqués que ça : ils ont apparemment l'habitude ! La saison sèche en Guyane est la saison la plus dure pour les pompiers. 

Quels souvenirs....

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10 octobre 2004

Souvenirs de Macouria.

Nos deux premières années en Guyane, nous habitions à Macouria... Voici l'ambiance....

Peace and love ! Les trois mots pour résumer notre chez nous macourien... Un petit appartement, dans un palais, au milieu de la nature... Une grande terrasse ventilée, pour peindre ou bouquiner, discuter ou rêvasser, déjeuner et finir la journée, en toute tranquillité ...

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macoupechjardin1Au fond du grand jardin coule une petite rivière. On aime s'y promener, ou faire semblant de pêcher... au rythme des saisons, des fruits colorés viennent égayer la verdure alentour : on se régale alors de mangues, papayes, noix de cajou, cocos, oranges, citrons, bananes, cerises, etc...

Dans les photos ci-dessous, Xav en mission pour chercher des feuilles de bananiers (le jardin est tellement immense qu'il y va en vélo...), pendant que Titine prépare la pâte de "koba gasy" (gâteau malgache à base de bananes et de cacahouettes cuites dans des feuilles de bananiers à la vapeur!).... une bonne régalade pour le goûter !

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Accompagnant notre quotidien :

A 6 heures, les matins, des perruches jaunes et vertes chantent à tue tête, tout en chœur avec d'autres oiseaux, dans le cerisier derrière la fenêtre de notre chambre... Réveils naturels sympa ! Nous avons aussi découvert le colibri, un oiseau pas plus gros que deux doigts, qui adore têter le nectar des fleurs...  Toujours étonnant à regarder !

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Des dindes fières ! Un coq qui se sait beau ; le seul pour dix poules en éternelle concurrence entre elles-même ! Les proprios nous faisaient évidemment profiter des oeufs...

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Notre chez nous était tellement ancré dans la nature qu'il nous arrivait souvent des trucs extra-ordinaires... à retrouver dans la rubrique "impression de Guyane" !

 

 

 

 

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05 octobre 2004

Vivre à Macouria

à macoucheznous1En lisière de forêt et de savanes se sont érigées d’immenses et magnifiques villas au cœur d’hectares de jardin... C’était une véritable chance d'avoir trouvé ce minuscule studio dans une de ces propriétés, et d’avoir pu profiter d’un cadre si nature, à bon marché, et sans avoir à tondre la pelouse ! Notre quartier était une extension du bourg. L'avantage, pour ceux qui l'apprécient, c'est la tranquillité. courarier1La vie et le quotidien à la maison étaient vraiment très agréables ! On aimait bien rêvasser sous la terrasse à l’ombre pendant les après-midi chaudes, bercées par les chants d'oiseaux de toute sorte et ventilées par les alizés maritimes... Car Macouria est à peine à 5km de l'océan, même si on ne s'en rend compte que sur la carte !

Cette grande tranquillité peut, pour certains, être un  « désavantage » : c’est l’excentricité, qui fait qu’on ne rencontre jamais personne, et qui fait qu’on ne connaît en fait pas grand monde dans un si petit bourg ! En deux mots, trop calme !!! Mais nous, on appréciait.

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Le moins agréable pour nous, c’était la dépendance à la voiture dès qu’on voulait bouger de chez nous. La maison se situait au bout d’une petite route, à un peu plus de 2km du collège. La voiture était donc quand même indispensable pour aller bosser : ça fait un peu long à pied, surtout quand la chaleur est écrasante (c’est à dire, quasiment tous les jours) ou alors quand il se met à pleuvoir (très souvent des sceaux d’eau) !!!

ru14Sur le chemin qui forme un cul-de-sac, il fallait traverser un îlot de forêt conservé, d’où surgissaient parfois des iguanes (monstres descendants des dinosaures, caméléon/lézard), des serpents, et autres bizarreries de quoi écarquiller les yeux avant de travailler...

Pour nous approvisionner (« chez les chinois » pour les appoints), on devait aussi prendre la voiture. from

De temps à autres, on se promenait à pieds ou en vélo dans le bourg, même s'il n'y avait pas d'intérêt particulier à errer dans les rues ! C'est sans doute là le plus gros désavantage de la vie à Macouria : pas de petite place publique ombragée et tranquille où se balader, s'asseoir et sympathiser avec des gens... Ce qui fait que la plupart du temps, pour nous oxygéner et sortir histoire de marcher un peu, on préférait carrément aller entre Cayenne et Kourou, faire des promenades à la plage ou en forêt. Tout ça pour dire qu’en gros, par chez nous, c’était bien sympa, mais à part ça, il n’y a rien, mais vraiment rien à faire à Macouria !! Et le bourg en lui-même est bof, mais ça on en parlera dans une future note.

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