12 mai 2008

Dernière étape de notre voyage dans le pays betsileo : le pays zafimaniry

... patrimoine de l'unesco... pour nous on n'y a vu que des cocos (et pourtant il n'y en a pas dans la région !!!)... non, en fait, notre voyage dans le pays zafimaniry s'est un peu mal passé...

A peine arrivés au village d'Antoetra, un troupeau de gars daubant l'alcool nous poursuivaient tandis qu'on roulait au pas, postillonnant à nos fenêtres des services en tant que guides. Les uns et les autres se bousculaient pour tenter sa chance, ils se sont à moitié bastonnés, et finalement, quand il fallait se garer, on ne sait trop comment, il n'en restait qu'un qui ne cessait de nous harceler ... L'ambiance ne nous a pas plu du tout ! Il a d'abord fallu se rendre à la mairie pour payer le droit d'entrée au village... le patron dedans a poliment empoché les sous, il avait visiblement d'autres préoccupations (jour de propagande)... il y avait plein de monde dans le bureau. Il prend tout de même trente secondes pour nous montrer un formulaire du type « visite des villages avec guides obligatoire, tarifs, etc... », et il nous a clairement fait savoir que le reste ne le concerne pas ! Le guide qui pue nous colle aux basques. On tente de lui expliquer gentiment que nous voulons respirer un peu, faire un tour au marché (qui est légèrement en dehors du village même), manger tranquillement et voir après notre programme pour ce fameux patrimoine ! Il insiste et nous agresse à moitié, nous blablatant cette fois que même pour aller au marché on devait payer et rester avec lui ! D'autres gars tentent l'approche, mais se font envoyer balader, et par le gars-qui-pue, et par nous qui commençons à en avoir sérieusement marre. Ne sachant pas trop par quel bout nous débarasser de lui, on décide finalement de se rendre à nouveau à la mairie pour demander au « patron » de nous mettre en contact avec quelqu'un de sérieux. Remue ménage dans le bureau. Le ton monte. Le gars-qui-pue se fait éjecter, les autres « guides » participent à la scène attendant leur chance « moi, je suis bien » (ils puent tous plus ou moins le rhum...) ! On s'en sort finalement avec un gars un peu plus clean. Papabé et xav discutent longuement avec lui, tandis que titine et meva flanent dans le marché haut en couleur, où porcs vifs et feuilles de tabacs sont les produits phares. Elle se fait escorter par une ribambelle de femmes enfants tout content de parler de « choses de maman et de bébé »... le contact direct avec la population se passe à merveille. Limite choquant après les mésaventures de notre arrivée dans le village. Les uns et les autres semblent surpris qu'on ne s'intéresse pas qu'à leur patrimoine, qu'on vient aussi pour une rencontre humaine...

IMG_9660

IMG_9669 IMG_9662

IMG_9671 IMG_9670

IMG_9667

Quelques temps après, la pluie s'est mise à tomber. Il devait être 12h30, il nous fallait manger. On devait faire bien pitié à casser la croute dans la voiture ! Alors le guide proposa de nous mettre à l'abri le temps de prendre nos sandwichs, sous un chalet dans une cour privée : « le proprio n'est pas là, je le connais bien, et je connais aussi les gardiens, ne vous en faites pas ». Une fois installés, on entend des engueulades... Les gardiens en question réclament un droit d'installation et un droit de parking (on a mis la voiture à côté de nous) ! Quelle mentalité !!! Pour nous ça en était trop !

Nous avons quitté le village, dégoutés, et nous sommes promis de revenir dans un contexte complètement autre (on y a quelques randos à accomplir là bas !!) . A l'hotel à Ambositra, on nous avait un peu prévenu : prendre un guide d'ici est la garantie de superbes découvertes... là bas, il y a souvent des problèmes ! A vous de voir !! Maintenant c'est vu ! 

Si ce ne sont les méfaits du tourisme, je me demande bien ce que c'est ! Jamais vu ça à mada ! Ca fait pitié ! Dommage pour un lieu qui doit vraiment en valoir la peine pour avoir été classé patrimoine ! Dommage... tout s'est si bien passé pour nous depuis le départ...

Posté par herxav à 15:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

02 mai 2008

Soatanana, un petit village qui vit du ver à soie

On nous avait fortement déconseillé d'y aller, même en 4x4, à cause de la piste et de la pluie ces temps-ci. On s'était tout de même dit qu'on allait tenter notre chance, et que si on avait vraiment du mal, on rebrousserait chemin. C'était donc parti pour de nouvelles aventures !

La route était plus longue qu'on ne l'avait imaginé, déployant cependant de mémorables paysages betsileo, toujours aussi beaux. Rizières en terrasses, encore et encore, maisons en pisé, troupeaux de zébus, cascades d'andohariana, et des sourires toujours des sourires... La piste n'a été vraiment mauvaise que sur les derniers kilomètres... il a fallu deux ou trois fois sortir de la voiture pour "analyser" le chemin destroyé par les charettes, vérifier l'état d'un petit pont en bois complètement déglingué... heureusement, on dirait que par ici il n'avait pas tant plu qu'à Ambositra... l'autre difficulté venait des sacrés casses têtes dans les multiples embranchements au milieu des champs avec rien que des champs à perte de vue !! Petite pensée et tous nos remerciements au gentil meneur de zébu qui ne lira jamais ces lignes !

Au bout de tout, c'est dans un minuscule village que l'on attérit... un village de brousse des hauts plateaux bien typique ! Une fois la voiture arrêtée, une bonne cinquantaine d'enfants ont accouru ! On nous a accueilli comme si on nous attendait depuis des jours. Tout le village s'est activé malgré notre arrivée à l'improviste. Chacun a tenu à coeur de jouer les rôles qu'ils ont dans le village... ils se sont mis à tout déballer pour nous, alors qu'il devait être dans les 12h30... les enfants toujours en colonie impressionnante nous suivaient partout, les yeux écarquillés sur meva... On déambulait de maison en maison... Les villageois étaient d'une gentillesse !

IMG_9561 IMG_9559 IMG_9563 IMG_9580 IMG_9558 IMG_9629

IMG_9579 IMG_9591 IMG_9593 IMG_9578 IMG_9601 IMG_9609 SANY1869 IMG_9600 IMG_9616

» Click click zoom pour en savoir plus sur le passage de simples cocons grisonnant à de superbes pièces de tissus en soie sauvage »      

Posté par herxav à 22:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 avril 2008

Ambositra

L'avortement de nos trips à Ranomafana nous a poussé à improviser à Ambositra, où nous nous sommes attardés environ trois jours. Deux points forts en dehors des déambulations dans la capitale de l'art du bois : la virée à Soatanana (oui, c'est bien le même nom que l'inoubliable village blanc sur terre rouge au milieu des rizières dans les alentours de Fianar'), un tout petit village (inoubliable aussi celui-ci) qui vit de la soie, et le détour dans le pays zafimaniry.

Ambositra.

IMG_9646

Charmante petite ville où l'on a adoré flaner entre les rues grouillantes de vie, de marchés, de boutiques, et les paisibles quartiers adossés à des collinettes qui donnent vue sur les rizières. Chaque maison a son secret, une porte sculptée, une rambarde originale, un plafond à bas relief, un meuble, un objet... les arrières cours regorgent de savoirs faires, artistes artisans sculpteurs en pleine action... Il fallait juste oser pousser un portail, franchir un sombre couloir. Que de rencontres passionnantes !

IMG_9707 IMG_9712

Tout notre séjour dans les environs s'était passé dans une grisaille un froid et quelques crachins de pluie, qui ne nous ont cependant pas empêché de bouger malgré les avertissements des gens au sujet des pistes pour sillonner les alentours d'Ambositra...

Posté par herxav à 14:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Ranomafana

Lundi. Nous entamons la deuxième semaine de nos vacances. Le lendemain d'après Soatanana, nous quittions Sahambavy sous un énorme rideau de pluie qui ne laissait espérer aucun éclairci de la journée ! C'est moins dur de quitter un endroit que l'on a apprécié dans ces conditions. Direction Ranomafana. La route est belle, super goudronnée, avec des panneaux partout ! Un endroit digne touristiquement, si (il ne peut pas ne pas avoir de si... à mada !!) s'ils n'avaient pas laissé les tonnes d'arbres à moitié coupés par le cyclone sur la route ! Impressionnant pour une quinzaine de jours après la catastrophe !

Changement de décor. Ici, les collines sont protégées, elles n'ont pas été dénudées pour du charbon, elles ne sont pas devenues rizières. Cette belle route, donc, nous entraine à travers une forêt dense, dans un voyage puisant au fond de nos sens, nos sentiments les plus forts évoquant nos 7 ans de vie en amazonie, ramenant à des souvenirs doux et sauvages à la fois... Cela faisait longtemps que nous n'avons pas été confrontés à une toile de verdure aussi épaisse. La pluie, le gris, le léger coton de nuage ou de brouillard accroché à la cime des arbres humides verts et sombres, tout le décor nous a fait sombrer dans une profonde mélancolie, non pas triste, mais rêveuse, avec quelque chose de positif même... parce que même si on a quitté le poumon de la terre, même si nous sommes loin des temples aux troncs et racines gothiques de la jungle amazonienne, mada a aussi sa toute fragile part de forêt impénétrable, outre la beauté de tout ce qu'on a pu voir jusque là, beauté humaine beauté des lieux !

IMG_9550 IMG_9555

La perspective de passer une journée farniente dans des eaux chaudes naturelles au milieu de ce décor après trois jours de randonnée bivouac (on en veut encore après nos soixantaines de kilomètres dans l'andringitra !!) au coeur d'une forêt tropicale typique de la côte est malgache était excitante... Malheureusement, à notre arrivée au village de Ranomafana, nous apprenons auprès de villageois que le parc est fermé : le pont qui mène aux thermes est cassé, et les sentiers de rando impraticables !!!

Sic !

Un endroit digne touristiquement - doublement si - s'il y avait des panneaux informant la fermeture momentanée du parc (et pourtant on en a vu des panneaux, mais aucun pour ça...) !! Heureusement que la route en valait le détour. Avec en plus pour nous, le spectacle de la pluie qui balaye tout sur son passage, et le sang de la latérite rouge de l'île qui coule comme un torrent sur le goudron noir et lisse.

Milieu d'après-midi, retour sur la RN7, direction Ambositra, toujours sous la pluie... Une fois de plus, c'est moins dur de quitter un endroit que l'on a commencé à apprécier dans ces conditions.   

Posté par herxav à 06:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 avril 2008

Soatanana, la blanche, l'inoubliable...

Notre parenthèse péri-fianaroise de fin de semaine nous a aussi mené au village de Soatanana. Nous avons voulu assister à la messe dans la capitale du fifohazana, mais, mais, mais... Nous sommes partis un peu à la bourre (tiens, tiens ?!) de notre petit palais au milieu des champs de thé... Pis on s'est retrouvé on ne sait vraiment pas comment, avec notre rutilant 4x4 rouge au beau milieu d'un marché de brousse ! Bon, et les marchés de brousses malgaches, il faut les voir au moins une fois dans sa vie (si possible en déambulation à pieds et non en 4x4 - mais c'est une expérience aussi !) : c'est compact de broussards bariolés de couleurs, les marchandises sont étalées par terre à même la rue (ça va des mofo gasy – étrangement géants par ici ! - et autres beignets, aux guidons de vélo, en passant par les fruits et légumes, les clous, les assiettes et les cochons !) ! Certains ont du déplacer tout leur étal !!! Aucun de nous ne pourra dire combien de temps on est resté coincé dedans, mais c'était plus que comique !

Toutes les photos qui suivent ont été prises dans la voiture !!

IMG_9445

IMG_9453 IMG_9448 IMG_9444_1IMG_9449 IMG_9451

Bon, heuuu, et comment on passe ? 

IMG_9446 IMG_9450

Il n'y a qu'à appuyer sur le champignon qu'il dit le xav, super pro de toutes les situations des routes malgaches !!!! Pschuiiii quand on voit cette photo en dessous, on en rit aujourd'hui encore !!!

IMG_9455

Arrivés à Fianar' on tourne encore un bon bout de temps avant de trouver la direction à prendre. La prochaine fois, on pensera à prendre la boussole car tout le monde à mada parle en nord sud est ouest !

IMG_9459 IMG_9457 IMG_9458IMG_9461

En nous enfonçant dans un magnifique paysage de brousse, passant par une route tantot défoncée, tantot goudron bien lisse gris foncé, tantot piste de caillasses, tantot piste de boues bien gluantes, avec les différents arrêts change de couche et pause photos, nous savons que nous n'allons plus pouvoir assister à la fameuse messe. Mais la promenade elle-même se révélait largement satisfaisante. Quelle ne fut notre surprise une fois arrivés au village de Soatanana !!

C'était au milieu de nulle part. Après une longue piste, rouge de latérite dominante, une longue piste déployant la beauté de la région betsileo, les rizières en terrasse, les falaises de granit, les charmants petits villages perchés sur les collines à perte de vue, la silhouette des zébus à contre jour, le ciel éperdument bleu, on tombe sans aucune transition sur ça :

IMG_9464 IMG_9465 SANY1820 SANY1818 SANY1828 SANY1824 SANY1821 IMG_9463

Une colonie impressionnante de gens tout de blanc vêtu, du vieillard au plus petit bébé... ils sortent d'une église, impressionnante elle aussi, mais pas tant pour son architecture épurée, mais pour le rapport "dimension / situation géographique". Au milieu de nulle part, je vous dis, au bout du bout, loin de tout ! Dans un village aux murs rougis par la poussière, monts de granits et vallées de rizières en arrière plan. Et ce ciel si lumineux qui endurcit encore plus les couleurs....

IMG_9469 IMG_9477 IMG_9468 IMG_9472 IMG_9466 IMG_9467

Là encore les salutations sont interminables, les regards tout plein de curiosités de gentillesses de sourire d'étonnement. Une masse d'enfants nous a engloutie, dévorant nos couleurs dans la pureté de leur blanc. Les chants dans l'église résonnent encore dans toute la vallée : c'est une autre partie de la messe qui a commencé quelques temps avant notre arrivée. Nous choisissons de déambuler dans cet étrange bout du monde, entre les énormes maisons emboitées les unes sur les autres, organisées dans les règles de l'art du parallélisme, à travers des chemins couloirs de terre poussiéreuse de rouge, nous menant nulle part, chez des gens, dans un labirynthe de chuchotements et de gloussements d'enfants qui jouent à cache cache. Leurs toutes petites silhouettes blanches apparaissent et disparaissent au détour d'un angle droit d'une maison d'une colonnade, qui fait courir Meva amusée par toute cette ambiance ! Les vieux s'accoudent sur les vieilles rambardes des terrasses en bois pour nous saluer.

SANY1834 SANY1835 SANY1827

IMG_9476 SANY1837

  SANY1838 SANY1829 IMG_9475

De l'autre côté de la méga église, nous continuons nos flaneries, sous la chaleur écrasante du soleil zénithal de ce dimanche matin. Les ruelles n'ont plus par ici leur rigidité linéaire. L'ambiance est beaucoup plus décontract'. Certaines personnes ont repris leur tenue habituelle, d'autres non. Le dernier Marcoss grésille à la radio sur fond des chants de l'église qui prie encore. Pour gouter à l'écoulement du temps qui semble bien lent ici, nous nous asseyons sous l'ombre étroite d'un muret de terre rouge. Les enfants demandent à se faire photographier. Les jeunes s'attrouppent devant un ciné club qui compte projeter sur un banal écran de télévision des films d'arts martiaux chinois. Il fait chaud, nos estomac grougroutent. Pause mofo gasy et roux de tongo-kiosa (jus de pieds de porc... que meva a adoré !) pour nous désaltérer !! En continuant nos déambulations, il semblerait que nous longeons à un moment une "rue commerçante", mais tout est évidemment fermé. Difficile d'imaginer en jour de semaine l'animation de cette brousse du bout du monde. Au bout de la rue, à même le sol on tombe sur des étals de raisins. Ca aussi, c'est de la région ! Et c'est la saison. Pour presque rien (par rapport à ailleurs), nous achetons une méga brassée que nous emportons dans des feuilles de ravinala.

SANY1848 IMG_9480 IMG_9511 IMG_9499 SANY1856_1 SANY1845 SANY1850

Juste avant de partir, dernière grande surprise pour nous ! C'était la fin de la messe. Le village Soatanana déploya une dernière procession de foule tout de blanc vêtu, sortant de la géante église, parcourant les rouges ruelles, se dirigeant au bout du village, face aux falaises de granit, sans cesser de chanter à capella. C'était inimaginablement beau pour les oreilles comme pour les yeux.

IMG_9513  IMG_9504

IMG_9493

IMG_9482

IMG_9484 IMG_9487

IMG_9508 IMG_9486 IMG_9500

Retour à Fianarantsoa par Andoharanomaitso. Toute une aventure pour la suite de notre dimanche !! Il fallait peut-être déjà préciser que depuis un bon bout de temps, des dizaines de kilomètres avant Soatanana, nous n'avons rencontré aucune voiture ! Sur place, le seul engin à moteur était notre 4x4. En laissant le village derrière nous, la piste devint rocambolesque. Tantôt étroite, si étroite qu'on aurait dit en exagérant à peine un sentier à travers les rizières, tantôt « plus bringueballante tu meurs ». Il y avait aussi ces passages où les herbes sauvages entre le passage des roues étaient plus hautes que le capot du véhicule. Et ces moment où on avait l'impression de monter ou de descendre des escaliers (sic) !!! Dépaysements aventures en veux-tu en voilà ! Franchement, on aurait dit que ça faisait des mois et des mois et des mois qu'aucune voiture n'avait emprunté cette piste ! L'autre « difficulté » était aussi qu'il y avait pas mal d'intersections et évidemment pas de panneau... dans la série des « évidemment », bahhh, on n'avait aucun plan détaillé de la région, et à part quelques villages inaccessibles au loin dans les collines, quelques rares zébus et tombeaux, il n'y avait pas beaucoup de trace de vie... haaa si, une fois, on a croisé une dame au milieu de nulle part, et comme on voulait se faire confirmer notre chemin on ralentissait, elle s'est mise à courir courir de toutes ses forces pour disparaître derrière un rocher !

Evidemment (pour clore la série), le paysage était des plus beaux et des plus typiques ! Inoubliable. 

  IMG_9534 IMG_9515 IMG_9521 IMG_9530SANY1861 IMG_9543 IMG_9542  SANY1859

IMG_9532 IMG_9539 IMG_9524

Pause déjeuner au pied de la vierge Marie, face aux vignobles des pères...

SANY1857 IMG_9527

Arrivée à Sahambavy en début de soirée...

Posté par herxav à 20:08 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

19 avril 2008

Autour de Fianarantsoa

Après l'étape Andringitra, nous reprenons la route pour une nouvelle étape cette fois-ci péri-Fianaroise.

La piste pour rejoindre Ambalavao s'était asséchée. Retour sans la moindre difficulté, même pour l'Express ! Epatant par rapport aux aventures qu'on a eues à l'aller ! Nous prenons en stop un instit' du coin, qui nous parle de sa classe de 86 élèves, du bout de terre qu'il cultive pour lui permettre de survivre et compléter son salaire minable, et de tout un tas d'autres choses. L'odeur de rhum qui se dégageait de tout son être faisait tourbillonner la conversation.

Après une pause déjeuner à Ambalavao, nous visitons la plus célèbre fabrique manuelle de papier Antaimoro du pays.

» Click click zoom pour en savoir plus sur ce superbe papier »

IMG_9200 IMG_9270

Meva a adoré (mais pas pour les mêmes raisons que nous !!)...

Puis... on the road again ... après un archi plein d'essence pour tout le monde (fahy, fahy, fahy). La RN7 est toujours aussi belle ! Nous ne nous arrêtons pas à Fianar' même, mais à Sahambavy, au coeur des champs de thé malgache ! Incontournable étape pour la fibre britannique de xav, grand buveur de thé devant l'éternel !!! La chance veut qu'un des oncles de Titine joue un rôle très important dans cette plantation, et la petite famille va bénificier d'une visite privilégiée de l'usine, de divers promenades dans les collinettes alentoures, de dégustations, et même de la participation aux récoltes du thé ! Très agréable séjour qui nous rappellera vaguement nos fabuleuses déambulations dans les montagnes de thé dans le sud de l'Inde...

Après avoir traversé les nombreuses barrières qui interdisent l'accès au commun des mortels, en prononçant le sésame du nom de l'oncle à tous les cerbères qui se hâtent aussitôt de lever les barrages, toute l'équipe de direction nous accueille aimablement et nous sommes conduits au logement de fonction des gens importants, agréable villa fleurie sise dans les plantations, d'où nous jouissons d'une vue évidemment imprenable. Plus de 300 hectares de thé sont plantés autour !

IMG_9417 SANY1692 IMG_9298 IMG_9308 IMG_9362   

Dans la cour, une sorte de mirador suplombe les plantations, l'usine et le lac. Nous ne résistons pas à nous jucher là haut ! Magnifique. Les rangées de théier donnent une impression d'harmonie et d'ordre. La route cabossée qui mène à Sahambavy ne laisse pas présager un soin aussi méticuleux dans les champs.

  SANY1691 IMG_9366 SANY1690 IMG_9372 IMG_9346 IMG_9347 IMG_9365

» Click click zoom pour en savoir plus sur le thé de sahambavy »

En fin d'après midi, nous partons à la découverte du fameux lac. C'est calme, c'est joli, mais pour ceux qui ne vont pas à l'hotel du lac, il n'y a pas grand intérêt, tout est privatisé. Nous concernant, nous y avons bu un verre, et profité pour nous promener dans les parages... original coloré naturel artificiel kitch, tout ça à la fois !

SANY1803 IMG_9430 SANY1802     SANY1804 IMG_9420

La lumière du soleil couchant était splendide sur le lac, derrière un ciel orageux. L'endroit mériterait une plus longue halte pour l'apprécier pleinement !

SANY1813

Posté par herxav à 20:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 avril 2008

Panne d'essence en pleine brousse...

SANY1673

Retour au gîte, retour à la réalité. L'express est au fin fond de sa réserve d'essence. Avec toutes les aventures vécues sur les 5-6h de pistes en venant ici, à l'étape de l'arrivée, j'oubliais de conter ce « détail ». La Terrano est un peu mieux lotie, mais n'est pas bien loin non plus de l'alerte à la panne ! Ceux qui nous connaissent doivent se dire « c'est bien eux ça !!! mais comment ils se débrouillent ?!! »

Les derniers pleins des deux voitures avaient été effectués à Antsirabé. Arrivés à Fianarantsoa, la Terrano en a rajouté un peu histoire de, l'Express a préféré attendre Ambalavao pour se remplir à bloc et être sûr de ne manquer de rien en aller-retour sur la piste vers le massif. Seulement voilà, à Ambalavao, l'unique station était en rupture de stock jusqu'à ils ne savaient quand... Plutôt que de perdre notre temps à revenir à Fianar ou attendre le « ils ne savent jusqu'à quand », on a décidé de suivre notre route, et d'improviser. La difficulté de la piste n'a pas aidé l'Express à sa consommation d'essence. Nous sommes arrivés à destination mais la panne était inévitable pour le retour. Le gîte est situé au milieu de nulle part. Il n'y a pas de réseau. Et évidemment, ici tout le monde ne roule qu'en charrette (quand ils roulent !!). Une ou deux fois par semaine le 4x4 de l'angap passe, mais vu que, la veille de notre arrivée sur place, il a rebroussé chemin au niveau du pont presque cassé, il ne risquait pas de repasser de si tôt ! Notre seule chance c'est le réseau qui fonctionne une fois sur deux à un endroit précis au coeur du massif ! La double chance, c'est que les circuits de nos choix passent à cet endroit précis ! Le premier jour de rando donc, dans un décor surréaliste au milieu de nulle part, tout le monde s'est amusé à essayer de choper le réseau !

100_0636

Incroyable ! Ça marche ! Le guide s'est ensuite chargé de trouver quelqu'un qui pourrait faire parvenir de l'essence. Mais ce n'était pas gagné ! Après plusieurs coups de fil, il a dégoté un gars qui connaissait un gars qui connaissait un gars qui connaissait un gars, qui se rendait à un minuscule village à mi chemin entre Ambalavao et le gîte ! Après si jamais le fameux gars rencontrait quelqu'un de confiance qui pourrait faire parvenir l'essence jusqu'au gite, ça serait presque miraculeux ! Le plan B de Philbert, le guide, serait qu'il aille lui même à pied jusqu'au village paumé pour récupérer l'essence et faire d'autres commissions qu'il devait faire de toute manière ! Vu que la Terrano n'était pas bien placé non plus point de vue gasoil (pour faire l'aller retour jusqu'au village puis repartir vers Ambalavao), on ne se fait pas prier !

Après la soixantaine de kilomètres parcourus ensemble, Philbert reprend donc aussitôt ses pieds pour le village paumé. Le lendemain, à l'aube, il nous attendait déjà, avec l'essence. Et une trentaine de kilomètres en plus dans les jambes ! Quel courage ! Et quelle gentillesse alors !

Les aurevoirs sont longs. On démarre à peine que Meva demande « aiza 'bert ? aiza 'bert maman ?? »

Posté par herxav à 15:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 avril 2008

Retour vers le gite

Après un début de matinée tranquille à savourer les derniers instants de bonheur du bivouac au coeur du massif de l'Andringitra, nous remballons nos affaires avec un léger pincement au coeur et quittons les lieux en silence. Comme à l'aller, nous reprenons chacun nos paquets, xav le sac d'eau et de picnic, dadabé le sac de change et les affaires de bébé, et Titine, son adorable paquet humain de Meva et ses 11 kg ! Tout le groupe est courbaturé. Cette dernière étape n'est objectivement pas la plus difficile (de très loin d'ailleurs), mais vu tout ce qu'on a fait depuis quelques jours, c'était tout comme.

SANY1635 SANY1654

La plus grande partie de la marche se déroulait dans une espèce de forêt qui à côté de la jungle amazonnienne fait plutôt "sous bois". Ca sent les feuilles moisies, l'humidité, ça ressemble à un corridor de vert tacheté de lumières. Ca change des jours précédents. Le sentier est étroit, la boue très épaisse très gluante très glissante. Sur plusieurs kilomètres, de l'eau s'écoule comme un petit ruisseau sur tout le chemin. La pente est raide. Deux d'entre nous ont chuté. Pour Titine, cette ultime randonnée est une torture presque, vu l'état de ses genoux qui ne s'est pas amélioré depuis la veille. Mais elle avance vaillamment, à l'aide de batons, en boitant... Ce qui n'empêche pas Meva de siester ! 

SANY1659

SANY1638

SANY1655

SANY1641  SANY1666 SANY1656 SANY1647

SANY1562 SANY1657 SANY1564 SANY1660

SANY1633

Nous avons laissé tomber le circuit en boucle au pied des chutes d'eau, mais la randonnée du retour était largement suffisante ! Paysages toujours aussi beaux, vues magnifiques sur les cascades, rencontres impressionnantes. En environ trois heures nous avons atteint les premiers villages.

Et là, surprise !

IMG_9153 

IMG_9155 IMG_9157_1

IMG_9162 IMG_9148 IMG_9164

IMG_9152 IMG_9146

Au milieu de nulle part, un marché en plein air s'est installé. Il y avait foule. Foule de couleurs. Foule de broussards. Des gens venus de villages paumés de chez paumés. La rencontre fait choc ! Les yeux s'écarquillent de partout en nous voyant. On chuchote. On sourit. Nous sommes comme un spectacle vivant ! Notre arrivée coïncide en sus avec la sortie de l'unique école dans le secteur. Des enfants ont fui au passage de Xavier. D'autres se sont attrouppés autour de Meva, toute contente de l'agitation ! Ils ont été très fiers de faire des photos. Les salutations avec les villageois sont interminables. Les femmes sont troublées par Titine. Elles l'ont vu porter bébé au dos. Elles sont épatées de son malgache. Elles sont contentes de discuter. L'émotion est réciproque.

IMG_9165_1IMG_9167 IMG_9173

IMG_9172 IMG_9168 IMG_9176

IMG_9166

IMG_9170 IMG_9160IMG_9171_1 IMG_9169 

Nous nous attardons longuement, profitant de ce petit marché dans l'Andringitra. Pour un bain de foule. Bain d'ambiance. Nous profitons pour acheter du magnoc pour le petit déjeuner du lendemain.

Et nous reprenons notre route vers le gite, où l'on arrive complètement crevés, très contents, rassasiés des yeux, affamés du ventre !!!!! on réalise au passage que durant ces trois denriers jours, nous avons effectué une bonne soixantaine de kilomètres... ça use... ça use...

IMG_9190 IMG_9178_1

  IMG_9181 SANY1676 IMG_9189 SANY1680

Le reste de la journée se passe tranquille. On défile pour discuter avec nous. Les enfants ont longtemps joué avec Meva. On lui a même permi de piquer des cahiers d'école !! En échange, certains ont dessiné dans son cahier à elle ! Ils ont chanté, des zébus sont passés et le soleil s'est couché avec toutes ses palettes de rose pour notre dernier jour sur place.

IMG_9180

Posté par herxav à 21:43 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

Une nuit dans le sud malgache.

Le soir vient sous les cieux de l'Andringitra, sans ombre, d'un seul coup et très rapidement. Une fois la nuit installée, les étoiles commencent à briller un peu partout, intensément, à l'infini, découpant nettement la silhouette du massif. La beauté des lieux est autre. Plus mystérieuse, avec les bruits crissants des insectes qui semblent chanter en canon d'un bout à l'autre du plateau, tantot si près de nous, tantot si loin. La vallée vibre de vie, des milliers de petites vies invisibles mais tellement présentes ! Le feu crépite dans la cuisine. Le froid monte. Les porteurs sont emmitoufflés dans leurs couvertures, assis, genoux contre poitrine, le regard perdu dans les flammes, les yeux brillant dans l'ombre du chapeau toujours sur leur tête. Nous parlons doucement, autour d'un thé et de quelques paraky roulés dans du papier jaune à petits carreaux.

Plus tard, la nuit devint noire, comme si les étoiles se sont éteintes une à une. Le silence était grand, presque inquiétant. Et brusquement, un orage déchira le ciel, nous dévoilant en quelques secondes de lourds nuages chargés de pluie. Le massif s'est mis à gronder. Et le déluge nous est tombé dessus. Il fallait tout fermer, très vite. Nous sommes entassés dans la même tente. Ca permet de ne pas avoir trop froid. Le corps courbaturé, les souvenirs plein la tête, le torrent de pluie qui humidifie la paroi intérieure de la tente, les milliers de grenouilles qui sautillent autour de nous, la foudre, telles auraient été nos sensations avant de fermer l'oeil, vaincus par la fatigue, lors de cette dernière nuit dans l'andringitra.

Quand la lumière de l'aube a peu à peu réchauffé ce qui reste du voile glacé de la nuit, le massif miroite de mille et une palettes de mauve rose orange jaune, défiant les couleurs du ciel... Malgré le froid et nos têtes encore endormies, nous tirons les rideaux de notre tente rien que pour savourer cet inoubliable spectacle du lever du soleil qui s'offre à nous comme dans un rêve.

Posté par herxav à 20:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 avril 2008

Escalader le pic Bobi

Pourquoi ne pas passer une journée tranquille au campement comme les autres, avec tout ce qu'on a déjà pu vivre et voir depuis le départ ?!!

Bah non ! On est peut-être un peu fou sur les bords.... L'appel du défi a été plus fort ! Le pic Bobi, c'est tout de même le sommet le plus haut de mada accessible !!! On ne sera peut-être pas deux fois là, ça serait vraiment bête de rater ça ! On prend notre courage à deux mains (et deux pieds), et zouuu ! On décide de se lancer trois heures après l'horaire fixée par le guide (« départ à 5h si vous êtes décidés » nous dit-il la veille.... c'est que la veille, on hésitait encore beaucoup ! Et même au réveil à 6h, on hésitait encore beaucoup.... ce n'est que vers 9h que : « heuuu, c'est pas trop tard, on peut encore y aller ?? »...)

100_0639

Le rythme de départ est très soutenu. Nous sentons les 8h de marche de la veille dans nos jambes, mais nous sommes volontaires. Sans Meva dans le dos, c'est tout de même beaucoup plus cool pour titine ! Quand on pense que c'est la première fois qu'on la laisse toute une journée ! Le paysage est toujours aussi beau. C'est le far west. Le grand silence !

On traverse d'abord le plateau, la plaine, ses fleurs à perte de vue, et ses rivières aux chants éternels. Pas de pont, il faut passer à gué. Le courant et la fraîcheur de l'eau ravigore, il faut tout de même faire attention aux rochers glissant et aux trous qui s'y cachent ! Mais ce n'est que partie de plaisir ! Après viennent les choses sérieuses.

100_0640 100_0642

Première étape difficile : « marcher, monter, grimper, escalader » pour se retrouver là haut, au dessus de l'énorme rocher à tâches orangées sur la photo en haut à droite ! Petit problème d'hypoglycémie pour xav qui peine grave ! Les pierres où mettre les pieds sont parfois énormes, à tel point qu'il faut se servir des mains... L'objectif semble loin, trop loin, ça fait très très haut, et il fait très très chaud ! On avance chacun à son rythme. Titine a de l'entrain, elle fonce car elle sait que pour elle, ça sera vers la fin que ça va être dur ! Xav doit s'arrêter très souvent. Dans ses moments de faiblesses, il s'était même demandé s'il n'allait pas finir par abandonner à un moment ou à un autre...

100_0655 100_0644 

100_0653 IMG_9103 SANY1624 IMG_9100

Heureusement que c'est beau ! Nos efforts méritent au moins ça !

100_0668 aa

100_0662 100_0646 100_0647

Il faut le dire, ce n'est pas une simple promenade de dimanche ! C'est du sport ! Et on se l'est répété plusieurs fois au moment de l'ascension, il faut vouloir aussi souffrir un peu (voire beaucoup vu les 8 h de marche de la veille)... Heureusement que les grands parents ne sont pas venus ! Heureusement que Meva est restée là bas ! Il faut énormément d'endurance, un coeur en très bonne santé, des jambes et des genoux solides et habitués à ce type d'effort, et aimer les défis !

  100_0656 100_0666

Après deux heures de montée interminable, la première étape difficile est passée : on est bel et bien sur un niveau au dessus de l'énorme rocher à tâches orangées. Inimaginable quand on regarde la photo concernée, mais tout là haut, il y a un plateau gris de rocailles, vert d'étranges moumoutes et coloré de plantes endémiques de toutes sortes.... Le faux plat permet à nos pauvres coeurs et jambes et genoux et esprits de souffler un peu... puis brusquement, surgit la bête tant attendue ! Le pic Bobi ! Photo au dessus à droite.

La deuxième étape s'avère très très très difficile ! A nouveau, il faut "marcher, monter, grimper, mais surtout escalader". On a même dû ramper parfois, tellement c'était pentu raide mortel et tout ce que vous ne pouvez imaginer...

100_0664 100_0688 e

100_0683 100_0677     100_0691 IMG_9119

Xav a repris des forces, de l'entrain. Il met les turbos dans ses jambes. Cette fois, c'est Titine qui peine grave. A la vue du pic, elle n'en croit pas ses yeux qu'il y a encore tout ça à faire, et plus elle avance, moins elle y croit ! Tous les efforts de la veille, les 11 kg de Meva sur son dos, les 8h de marche (en montée aussi ceci dit au passage), la première étape de l'ascension surmontée mais difficile, tous ces efforts résonnent dans ses jambes ses genoux son coeur à chaque inspiration à chaque expiration. elle parle même d'attendre les hommes au retour, et elle ne trouve plus rien d'autres que d'éclater de rire !

100_0692 IMG_9125 IMG_9112

Et pis finalement, on ne sait pas comment, on a atteind le bout ! Imarivolanitra, tout près du ciel ! Pas de pluie, beaucoup de nuages, mais un décor épousttoufflant et surtout un défi relevé ! On laisse bien évidemment notre trace dans le livre d'or métallique cadenassé. On déjeune notre sadine au pain rassis. Quelques clichés souvenirs. Et c'est parti pour la descente !

IMG_9129 IMG_9115 IMG_9106 SANY1623100_0678 100_0674

Une descente en folie ! On est tellement fiers qu'on se met à courir sur les rochers où les vues sont quasimment à la verticale et plus que vertigineuses... On court, on court, on crie la liberté, la beauté des lieux... on ne ralentit qu'au niveau du plateau, complètement essoufflés. Il crachine. Ca fait du bien. Mais tous les maux nous montent au corps. Xav supporte. Titine a de plus en plus mal. Ses genoux rouillent, ralent, tremblotent un peu. Elle commence à boiter. Elle peine à avancer. Ce n'est pourtant qu'une descente. Mais ça paraissait encore plus long que la montée ! Interminable !   

100_0663 100_0658 100_0676

100_0703 100_0702

Arrivée au campement 6h environ après le départ ! Et n'imaginez pas... il n'a pas fallu porter Titine, qui a même eu encore des forces pour prendre dans ses bras sa tite coquinette pleine de vie qui lui a tant manquée !! 

Posté par herxav à 20:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]